Le 100e anniversaire de la naissance de Luis Mariano

Un spectacle et un disque en France, une exposition et bientôt un musée dans sa ville natale d'Irun en Espagne marquent le 100e anniversaire de la naissance le 13 août 1914 du "prince de l'opérette" Luis Mariano.

C’est au Théâtre du Châtelet, autrefois temple de l’opérette, que le programme des festivités a été présenté mercredi en présence du chanteur Vincent Niclo, auteur du disque "Luis", et du ténor Mathieu Sempéré, au coeur du spectacle et du disque anniversaire, "Luis Mariano, revivez la légende".
Une plaque dans le grand escalier du Châtelet rappelle que c’est ici que Luis Mariano a triomphé dans "Le chanteur de Mexico" en 1951.
L’opérette, recréée au Châtelet en 2006 sous la direction de Jean-Luc Choplin a eu un succès énorme. "Luis Mariano a pu paraître à une période comme dépassé, mais c’est éternel, cela dépasse toutes les catégories", a souligné Jean-Luc Choplin.
C’est aussi au Châtelet que Luis Mariano, pris d’un malaise, a quitté la scène au milieu de l’opérette "La Caravelle d’or" en mai 1970. Il ne remontera jamais sur scène et mourra le 14 juillet suivant.
Il laisse neuf opérettes dont quatre données au Châtelet, pour la plupart de Francis Lopez, auteur de ses plus belles mélodies, et des "tubes" archi connus, comme "La Belle de Cadix", qui l’a propulsé vedette en 1945.
Henry-Jean Servat, biographe de nombreuses stars (Jean Marais, Brigitte Bardot, Alain Delon …) et grand admirateur de Mariano, lui consacre un ouvrage et présente le spectacle, en tournée à partir de mars dans plus de trente villes de France.
S’il a pu paraître frappé de "ringardise" dans les années 60 en pleine vague yéyé, Luis Mariano fait un beau retour à l’occasion de ce centième anniversaire: le concert de Vincent Niclo en mai au Châtelet affiche complet, et le spectacle anniversaire chanté par trois ténors (Mathieu Sempéré, Mac Larcher et Nicolas Gambotti) est programmé dans les Zénith et à Paris au Palais des Congrès (24 mai).
Lors de la réédition de "L’homme de Mexico" en 2006, les responsables du Châtelet étaient les premiers surpris de voir la salle reprendre les chansons en coeur, jeunes et seniors confondus. Pas de doute, le "chi-ca ! chi-ca ! chic ! ay ! ay ! ay !" est passé à la postérité.
Source: AFP