« Laurent Wauquiez devrait adhérer au FN pour en être le chef de file à la présidentielle » Thierry Solère

Ce matin à 8 h 15 sur Radio Classique
Thierry Solère, député La République en Marche
Invité de Guillaume Durand

« Laurent Wauquiez devrait adhérer au FN pour en être le chef de file à la présidentielle »

Extraits

A propos de son ralliement à La République en Marche et des accusations d’opportunisme

« C’est la recomposition qui s’opère. (…) Voilà 40 ans qu’on a la droite et la gauche qui s’affrontent par alternance tous les 7 ou 5 ans. A l’occasion de la [dernière] présidentielle, les Français ont [éliminé] et la gauche et la droite dès le premier tour. »
(…)
« Depuis [la présidentielle], on voit une gauche socialiste qui court après Mélenchon, [cette] gauche radicale qui tourne le dos à l’Europe. (…) Et une droite – Les républicains – qui court derrière le Front National. »
(…)
« Je suis un réformateur, un européen, je ne veux pas être dans une formation politique qui critique les réformes que je réclamais moi-même il y a deux ans. »
(…)
« Les constructifs, ce n’était pas un parti politique, mais des députés (…) qui ne se reconnaissaient pas dans la dérive identitaire des LR. »
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« Je veux [consacrer] mon énergie, pendant ces quatre ans et demi, à ce que le pays se redresse, pas à constituer une nouvelle formation politique pour recréer un clivage entre la gauche et la droite. »
(…)
« On est toujours très attaqué en politique quand on fait les choses. Moi, je n’ai jamais été nommé quelque part. L’opportuniste, c’est [celui qui accepte] des nominations en échange de je-ne-sais-quoi. »

A propos de Laurent Wauquiez et du Front National

« La droite républicaine, c’est la construction européenne. Je regrette que cette droite identitaire tourne le dos à l’Europe pour des raisons de protection et de repli sur soi. »
(…)
« Laurent Wauquiez [devrait faire quelque chose] de plus simple : adhérer au Front National et se présenter à la tête du parti pour (…) en être le chef de file à la prochaine présidentielle. »
(…)
« Laurent Wauquiez parle de « grand remplacement», c’est la sémantique de l’extrême-droite. »
(…)
« C’est [Wauquiez] qui, au soir du premier tour de la présidentielle, a veillé à ce que nous n’appelions pas à voter pour Emmanuel Macron face à la présence de Marine Le Pen au second tour. »
(…)
« Il ne faut [donc] pas être naïf et croire que la digue existe encore entre l’extrême-droite et cette droite-là. »

A propos d’Alain Juppé et de son avenir au sein des Républicains

« Alain Juppé est le fondateur des Républicains. Il avait deux grands marqueurs – c’était l’ADN de l’UMP de l’époque : la construction européenne et la barrière avec l’extrême-droite. Les deux ont volé en éclat, donc je ne vois pas Alain Juppé se sentir à l’aise dans cette ligne-là. »
(…)
« Mon sentiment est qu’Alain Juppé ne peut pas être membre d’un parti identitaire de droite, ce n’est pas la ligne politique qui est la sienne. »

A propos du succès de la politique menée par Emmanuel Macron

« Tout dépendra des résultats obtenus sur trois sujets : 1. combien y-aura-t-il de chômeurs à la fin du quinquennat ? 2. combien de Français [vivront encore] sous le seuil de pauvreté ? 3. quel sera le niveau d’impôts, notamment de la classe moyenne ? »

A propos du résultat des élections en Corse et de la réforme territoriale

« Il faut [entreprendre] une réforme territoriale, mais pas de la même manière partout sur le territoire national. Arrêtons d’avoir une vision uniforme. »
(…)
« Le président Macron s’adapte à l’ensemble des différences des territoires. C’est ce que la majorité souhaite également. »
(…)
« En Ile-de-France, nous avons la Région, la Métropole, les départements, les collectivités locales et les territoires… Cinq strates [différentes] ! »