Laurent Pelly, amoureux de musique

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Il semble dénué de tout ego, mais ne vous y trompez pas, ce diable d’homme est capable de mettre en scène les opéras les plus épineux théâtralement avec une maestria sans égale. Sa Belle Hélène d’Offenbach pleine de fantaisie, au théâtre du Châtelet, l’a rendu célèbre. Sa « Fille du Régiment de Donizetti (avec Dessay et Flores) lui a apporté la consécration internationale. Nous la verrons à Paris en 2013 après Londres, Vienne et New York. Quant à son Pelléas et Mélisande de Debussy (Dessay, Degout et Naouri), il n’a pas démérité face aux souvenirs de Vitez, de Strosser, de Stein ou de Py.
Contrairement à tant de scénographes pressés qui mettent en scène le livret en dépit de la musique et des chanteurs, Laurent Pelly écoute la partition. Au lieu de transférer ses fantasmes personnels sur une oeuvre (n’est pas Fellini qui veut), il en révèle la fraîcheur et l’originalité sans tomber dans l’académisme. Voilà pourquoi les plus grands artistes lui font confiance.
Demain, nous serons avec sa complice Natalie Dessay, au cours d’une rencontre passionnante et détendue. Ils sont tous les deux à l’Opéra Garnier pour Jules César de Haendel. Détail savoureux : Natalie Dessay nous dira que son incarnation de Cléopatre est un rôle de composition, tandis que Laurent Pelly nous affirme que Cléopatre, cet enfant reine, tyrannique et irrésistible, c’est elle !
Voici son programme :

les madeleines :
-Histoire du Soldat de Stravinsky
— Poulenc / Apolinaire : chant choral , voix mixte
-Offenbach : Belle Hélène « Oui, c’est un rêve, un doux rêve d’amour »
musique classique :
-Concerto pour Orgue de Poulenc
-La Voix Humaine de Poulenc
-Les Parapluies de Cherbourg : Chanson de Maxence
-Platée de Rameau par Minkovski
–l’Enfant et les Sortilèges de Maurice Ravel
-Offenbach / au choix : Grande duchesse de G « Dîtes lui qu’on l’a remarqué »
– Nino Rota : La Dolce Vita
– Ella Fizgerald : Mack the Knife (Opéra de quat’sous)