Laurence Equilbey à mots couverts

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 1. Elle ne se livre pas facilement, Laurence Equilbey, garde une certaine distance, tout en ayant une voix amicale et chaleureuse, mais ne se livrant à la confidence qu’à regret, comme si elle s’en refusait le droit, la faiblesse, préférant se dissimuler derrière un masque de rigueur et de professionnalisme. Peut-être cela vient-il de cet esprit scientifique qui la constitue, elle était brillante en mathématique à l’école, nous a-t-elle livré en pointillé. Son programme reste également collé à sa vie professionnelle, qui est sûrement le coeur de sa vie intime, aux oeuvres qu’elle va ou qu’elle a dirigées. Si elle nous touche, c’est dans son désir de rester intègre, de ne pas se laisser aller à la facilité. Et par sa franchise aussi, car elle évite les phrases et les pensées toutes faites, acceptant de plier sa tête bien faite aux méandres de la complexité, puis redressant vite la tête et regardant droit devant elle, comme par peur de perdre le but qu’elle s’est fixé et qui est sa raison profonde de vivre.
2. Merci à Samuel pour ce beau texte très drôle, et pour son mot aimable à mon endroit. Il m’apparaît naturel de suivre la tournée de l’Orchestre philharmonique de Radio France, qui est l’un de nos trésors nationaux. Certains musiciens, sans doute plus syndiqués que de raison, se sont émus de ma présence « déplacée » dans ce voyage, m’a-t-on soufflé. D’autres, plus nombreux, m’ont accueilli avec gentillesse et m’ont confié écouter Passion Classique avec délice… J’en ai profité pour enregistrer une très belle interview de Myung-Whun Chung, que vous découvrirez bientôt. Lors du dîner, après le concert d’hier soir, le chef d’orchestre m’a demandé si je considérais France Musique comme un ennemi. J’ai répondu que jamais je ne pourrai considérer comme tels des personnes qui consacrent, comme nous, chacun à sa manière, leur vie à la propagation de la culture et au service de la musique.
3. Merci à Evelyne pour son très beau message qui me touche beaucoup.
Voici le programme de Laurence Equilbey :
Madeleines: canon de Pachebel (in Nuit sacrée)
Bach oratorio de Noël (idem Nuit sacrée)
Véronique Sanson (chanson Amoureuse)
Mélodies d’amour : Strauss 4è Lied dans 4 derniers Lieder (Schwartkopf)
Schubert Litanei (version avec
violoncelle Sonia Wieder Atherthon)
Programme :
Freischütz ouverture ((Carlos Kleiber)
Paulus n° 10 (chor) CD 1 Herreweghe
Dvorak Vodnik (l’Ondin ), un extrait
Rachmaninoff Vêpres
Haydn 7 dernières paroles accentus+Akamus (avant dernier n°)
Liszt Funérailles (Engerer)