Lang Lang en direct direct

Je ne suis pas sorti très à l’aise de l’interview de Lang Lang ce matin, lundi 23 juin. D’abord il parlait en chinois (merci à l’excellent traducteur M. Jing, qui s’est prêté à ce périlleux exercice sans une fausse note), ce qui rendait la conversation laborieuse. J’ai eu souvent l’impression qu’il ne répondait pas vraiment aux questions. Ses réponses étaient millimétrées, pas très spontanées. C’est souvent le cas dans ces journées de promotion marathon (il a vu défiler des journalistes toute la journée). Et puis, je n’ai peut-être pas été très bon. 

Il est vrai que je n’ai pas toujours écrit des choses très tendres sur Lang Lang. Peut-être se souvenait-il d’une critique négative que j’avais écrit dans Le Monde de la Musique et qu’il se tenait sur ses gardes… Je crois aussi qu’il était fatigué : il rentrait de Vienne où il a enregistré les Concertos de Chopin avec Zubin Mehta. Quelle vie de fou !

En tous cas, son livre est passionnant. C’est le récit édifiant d’un garçon qui veut être le numéro un à tout prix et qui réussit. Ses rapports avec son père sont incroyables. Il raconte une dispute où son propre père lui demande de se tuer, de se jeter par la fenêtre. Ils sont 35 millions à faire du piano en Chine aujourd’hui. Ça promet !

Olivier Bellamy