L’ami Souchon est vraiment bon… Ca-ba-non ! (air connu)

Quel homme charmant cet Alain Souchon ! On va croire, d’article en article, que je trouve que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, mais franchement quand le talent et la gentillesse vont de pair, on est tout émerveillé. D’abord, il faut que je vous raconte. Quand il est arrivé, il est monté directement voir Dominique Grandmagnac, le discothécaire de Radio Classique pour ajouter deux ou trois choses à son programme (il était en retard sur ses madeleines) comme s’il était chez lui. Les gens venaient le voir tout naturellement comme si c’était un ami de longue date.

Ensuite, il est allé voir Yann, à la technique, qui lui a raconté qu’il avait connu lorsqu’il était pion alors qu’il venait chercher son fils Pierre. Dans cette école, il y avait aussi Thomas Dutronc et M. (Mathieu Chédid). Louis Chédid, Françoise Hardy et Alain Souchon devaient se croiser dans les couloirs comme si c’était les coulisses de l’Olympia.

Alain Souchon était inquiet de savoir si ses choix n’étaient pas trop bateau. Plus simple et sincère que lui, tu meurs ! Il voulait savoir qui était venu récemment à l’émission. « Ah Jane ? C’est un ange ! » Dès que l’émission a commencé, c’est comme si l’on poursuivait le plus naturellement la conversation de toute une nuit. On était bien, à l’aise et l’on sentait que les auditeurs étaient avec nous. C’est très mystérieux comme impression. Un pianiste peut juger de l’écoute des auditeurs par la qualité du silence : pas de toux, pas de programme qui tombe, pas de pieds qui raclent le plancher et tous les souffles suspendus. En radio, c’est l’intuition et une sorte de sixième sens qui, à certains moments, donnent l’impression d’être sur la même longueur d’onde qu’un très grand nombre d’auditeurs. On se dit : si j’écoutais la radio à ce moment-là, je n’irai pas ouvrir si ça sonne à la porte et j’attendrai l’heure de la pub pour aller au petit coin (eh oui, ça sert aussi à ça)…

Il était si modeste quand j’ai voulu mettre son disque au début de l’émission. « Ce n’est pas parce que je suis chanteur qu’il faut vous sentir obligé ». C’était aussi pour être sûr qu’on l’aimait vraiment. Non, les auditeurs de Radio Classique ont le droit de connaître le dernier disque de La Souche, quand même.

Souchon : Ecoutez d’où ma peine vient

Madeleines

Brassens

Bob Dylan

Michel Berger (musique du film Tout feu tout flamme)

Programme

Offenbach : Barcarolle

Concerto pour harpe de Boieldieu

Sonate Le Printemps de Beethoven (Haskil, Grumiaux)

Strauss : trio de Rosen Kavalier ; la plage 8

4 saisons, L’Eté 3e mvt, Pinnock

mouvement lent 1er concerto Chopin – Zimerman/Zimerman

Concerto n° 2 de Rachmaninov (Grimaud)