Lalanne : un artiste unique

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Certes il n’est ni Ferré ni Brel, mais il a réussi à être Francis Lalanne, ce qui n’est pas si mal. Moqué, raillé, taxé de ringardise, il s’en moque car ce n’est dicté que par des phénomène de mode, c’est-à-dire pas grand chose.

Vrai amoureux de musique classique, Francis Lalanne a fait une émission, peut-être un peu bavarde aux oreilles de certains, mais profonde et belle, à mon avis. Il fallait le voir écouter : casque sur la tête, concentré, tête baissée, chantant de temps à autre avec la musique, sans crainte du regard de l’autre.

Ce qu’il a dit de la 5e de Mahler était magnifique. Et quand il évoque les « appoggiatures » (la marque de fabrique du célèbre « Adagietto »), il sait de quoi il parle.

J’aime ce garçon, vraiment, parce qu’il est intelligent, sincère et vrai. Et plus il agace, plus il me plaît. On n’en fait plus des comme lui.

A cet auditeur, qui me reproche d’être « obséquieux » (quel horrible mot ! j’espère que ce n’est pas vrai !), j’ai envie de répondre que je ne peux pas m’empêcher de faire partager mon admiration ou ma sympathie pour quelqu’un. Je sais que j’en fais parfois un peu trop, mais « obséquieux », quand même ! Je vais essayer de me corriger, mais, comme dit Proust : « Ce qu’on prend pour de la flatterie n’est souvent qu’un épanchement de tendresse ».

Voici le programme du beau Francis :

Mozart : symphonie n°25 – 1er mvt

Madeleines :

Léo Ferré / La mémoire et la Mer

Jean-Claude Darnal / Toi qui disais

Rolling Stones / Angie

Couperin : Barricades mystérieuses (Violaine Cochard)

Rameau : Les sauvages – Les Indes galantes – (Minkowski)

Mozart : Symphonie Haffner, 2e mvt

Malher : Adaggio de la 5è (Chailly)

Erik Satie : 3è gymnopédie (Ciccolini)

Schuman : Rêverie (Argerich)

Beethoven : Sonatine pour mandoline et clavier

Medley Francis Lalanne