L’Akademie für Alte Musik livre une interprétation flamboyante des Concerti grossi de Haendel

Avec ce deuxième volume contenant les Concertos n° 7 à 12, l’Akademie für Alte Musik Berlin parachève en beauté son intégrale des Concerti grossi op. 6 de Haendel.

 

Haendel rend hommage aux concerti grossi de Corelli, avec des pièces écrites en 4 semaines!

L’Akademie für Alte Musik Berlin poursuit sa trilogie Haendel avec cet enregistrement des six derniers Concerti grossi op. 6. Conçus à l’origine comme des intermèdes instrumentaux pour les grands oratorios anglais, les Concerti grossi s’imposèrent rapidement comme l’un des cycles orchestraux les plus attrayants de l’époque baroque, aux côtés des Concertos Brandebourgeois de Bach.

 

A lire aussi

 

Avec ces pièces, écrites à Londres vers la fin de sa carrière, Haendel rend hommage aux concerti grossi immensément populaires de son aîné Corelli tout en prouvant sa maîtrise : écrites en seulement quatre semaines en 1739 et conçues comme un grand cycle plutôt que comme des compositions isolées, ces douze pièces illustrent l’aisance avec laquelle le compositeur du Messie savait marier toutes sortes de styles et techniques, avec une invention mélodique toujours renouvelée.

 

On attend désormais la parution des Concerti grossi op. 3 de Haendel par l’Akademie für Alte Musik Berlin

Les musiciens de Akademie für Alte Musik Berlin démontrent une fois de plus leur savoir-faire : performance soignée, tempi exaltants – sans la rigidité caractéristique des premiers « baroqueux » -, magnifique sonorité d’ensemble (cordes assez moelleuses), le tout secondé par une prise de son superlative (comme toujours avec le label Pentatone) : on attend avec impatience la parution annoncée des Concerti grossi op. 3 !

Georg Friedrich Haendel : Concerti grossi op. 6, Vol. 2. Akademie für Alte Musik Berlin, dir. Bernhard Forck (1 CD Pentatone)

Décernés chaque semaine, les Trophées Radio Classique priment un nouvel album, mis à l’honneur notamment dans l’émission « Tous Classiques » de Christian Morin.

 

Jérémie Bigorie

 

Retrouvez l’actualité du Classique