La vie rêvée de Jean-Marie Rouart

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La littérature lui a sauvé la vie. Jean-Marie Rouart a eu des mots forts pour décrire la manière dont il est devenu écrivain, par nature : fixé à l’adolescence, dans sa révolte et son éternelle insatisfaction. Rilke, dans ses Lettres à un jeune poète, rappelle que tout le terreau de l’écrivain se trouve dans son enfance.
Avide de succès, par opposition à son père qui était abonné à l’échec, il reconnaît aujourd’hui que l’essentiel n’est pas dans les prix littéraires ou les distinctions, mais dans l’art de faire tendre sa vie vers la beauté et la vérité.
Né dans une famille de peintres et une galerie d’ancêtres, où l’on croise Manet et Chausson, il a longtemps posé pour son père, dans son enfance, ce qui lui permettait de rêver sa vie. Et comme le disait Proust : « Mieux vaut rêver sa vie que la vivre… »
Jean-Marie Rouart a eu aussi des mots justes pour décrire les femmes : plus imaginatives que les hommes, à travers les siècles. Et de rappeler que la figure de la mère, comme amour inassouvi, reste la clé fondamentale de l’inspiration.
Voici son programme :

Adagio d’Albinoni
Madeleines
Jeanne Moreau : Ni trop tôt, ni trop tard
Marc Ogeret : La Jeunesse (Aragon)
Léo Ferré : Il n’aurait fallu qu’un moment de plus
Programme
Concerto pour mandoline de Vivaldi – 1er mvt
Concerto Empereur de Beethoven – 2e mvt
Requiem de Mozart – Tuba mirum
Satie : Gymnopédie n° 1