« La vérité sur le mystère Fillon » : le livre-confession paraît à quelques jours de la fin du procès

Le Figaro Magazine nous reparle ce matin de François Fillon, avec la sortie d’un livre, « La vérité sur le mystère Fillon » (éd Plon), où l’ancien candidat à la présidentielle s’est confié au journaliste de Valeurs Actuelles Tugdual Denis. Celui-ci ne cache pas ses sympathies pour l’ancien Premier ministre, dont le procès pour l’emploi fictif de son épouse Penelope se termine lundi.

 

Pour Carl Meeus, du Figaro, « La vérité sur le mystère Fillon » donne à François Fillon l’occasion de régler ses comptes, notamment avec Nicolas Sarkozy

Vous lirez dans ce livre cette confidence de François Fillon : « Quand je découvre, alors que je suis à Bordeaux, que le Parquet National Financier ouvre une enquête, c’est que je réalise le blast (l’onde de choc). Je me souviens de mon retour en avion. Si j’avais pu ouvrir la porte pendant le vol, je me serais jeté dans le vide ». En interrogeant Fillon et ses proches, explique Carl Meeus dans le Figaro magazine, l’auteur de « La vérité sur le mystère Fillon » brosse évidemment un portrait favorable de l’intéressé mais lui donne aussi une occasion de régler des comptes.

 

A lire aussi

 

 

« François Hollande devient très agressif », assure François Fillon

« J’ai toujours eu du mal avec la façon d’être de Sarkozy », confie François Fillon, poursuivant : « Ses méthodes, sa conception très chef de bande de la politique et des relations humaines. Il a été vexé après ma victoire à la primaire. Revenir en majesté comme patron du parti après ma bagarre avec Copé pour ensuite être éliminé au premier tour, c’était pour lui insupportable ». François Hollande en prend aussi pour son grade « Très vite François Hollande va voir que je serai très probablement candidat en 2017 et que je constitue donc un problème. Il devient alors très agressif. Pendant mes affaires, durant la campagne, il n’a cessé d’exciter les journalistes en leur racontant qu’il y avait d’autres trucs qui allaient sortir ». Au bout du compte, c’est le l’institution judiciaire qui est aujourd’hui dans la tourmente, le Parquet national Financier qui est déstabilisé, on dirait une fable où tout le monde perd.

 

David Abiker

 

Retrouvez l’actualité du Classique