La suppression de l’ISF a-t-elle profité à la France ou n’a-t-elle profité qu’aux riches ?

Au programme de la revue de presse du jour de David Abiker, l’une des réformes les plus discutée du quinquennat, la suppression de l’impôt sur la fortune. Le comité d’évaluation de la réforme de la fiscalité du capital a rendu hier un rapport décortiqué dans vos journaux.

 

Le coût de la réforme de l’ISF est de 4,5 milliards d’euros

Vos journaux se penchent ce matin sur une des réformes les plus discutée du quinquennat, la suppression de l’impôt sur la fortune. Le comité d’évaluation de la réforme de la fiscalité du capital a rendu hier un rapport décortiqué dans vos journaux. Question, la suppression de l’ISF a-t-elle profité à la France ou n’a-t-elle profité qu’au riche ? Pour le Figaro, il y a incontestablement des effets positif, 376 exilés fiscaux contre 915 en 2014. C’est le principal acquis de la réforme : les riches ne partent plus. L’Opinion et les Echos en tire 5 vérités ou enseignements : le capital français est l’un des plus taxés au monde et la suppression de l’ISF a permis de corriger le tir, un peu. La réforme n’a coûté au Trésor que 4 milliards et demi d’euros contre les 5 milliards anticipés. Elle profite aux petits riches et a eu peu d’impacts sur les inégalités comprendre qu’elle ne les a pas creusés. Quant à l’impact de la réforme sur l’investissement. Selon une enquête du comité d’évaluation auprès de 90 conseillers en gestion de patrimoine, les riches au lieu d’investir dans la pierre se serait mis à acheter des produits d’assurance investis en action et auraient consommé un peu plus. C’est le fameux ruissellement vanté par les macronistes qui ressemble si on ouvre libération à du goutte à goutte pas très efficace.

 

 

Réforme de l’ISF : une évaluation difficile

En clair, il est urgent d’attendre explique Libération, il ne sera possible de proposer une véritable évaluation avant deux ans, soit après la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron. Des impôts qui rapportent vraiment font eux la une de l’Usine Nouvelle Taxe de production un mal Français, 72 milliards de recettes en 2018, les industriels français sont deux fois plus taxé que leurs voisins européens ce qui handicape leur compétitivité.

 

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