La Scala di sette

Le 7 décembre est une date mythique pour les Milanais. C’est l’ouverture de la Scala, l’opéra le plus célèbre du monde, le jour de la Saint-Ambroise, patron de la ville. A quelques jours de cet événement, il était intéressant d’entendre la voix du surintendant actuel, qui est un Français et qui, malgré ses indéniables succès au théâtre du Châtelet ou au festival d’Aix en Provence, continue à être jugé de manière condescendante par une partie de la presse française. Malgré tout le respect que l’on peut avoir pour d’éminents journaux de notre glorieux pays, force est de constater qu’un homme qui est l’ami de Pierre Boulez, Daniel Barenboïm ou Pina Bausch (pour ne citer qu’eux) et qui a permis la réalisation de spectacles qui resteront dans l’histoire du théâtre et de l’opéra, mérite une certaine considération.

Son franc parler et son naturel en font un invité tout à fait intéressant. Cette émission sortait un peu du cadre habituel. Pas de madeleines ! Le ton ne s’y prêtait pas. C’était plus un entretien « journalistique » qu’une conversation à bâtons rompus. Mais c’était tout de même très intéressant, non ? Aurais-je dû plier l’invité au moule plus intime et personnel auquel nous sommes habitués ou devais-je m’adapter à la situation présente ? J’ai préféré la deuxième solution. Connaître l’enfance de Stéphane Lissner offre moins d’intérêt que de l’entendre parler d’opéra et de théâtre. Aux auditeurs de répondre.