La Revue de Presse du jour – 21/12/2018

La revue de presse… en forme de cadeau ce matin !

Noël approche : course aux cadeaux, dernière ligne droite…
A qui offrir quoi ? s’interroge le philosophe Roger-Pol Droit dans sa chronique des Echos.
Quel présent ajusté à son destinataire ?…
Un bol d’air, à condition qu’il soit pur et bio…
Une balle anti-stress : en prévoir plusieurs pour le président de la République…
A qui offrir quoi ? Le stress d’Emmanuel Macron est sans doute d’être vu désormais comme le Père Noël !… On pourrait lui offrir une hotte (si les caisses de l’Etat étaient pleines…) pour les catégories sociales que la presse imagine monter au créneau après les policiers.
Enseignants, pompiers, commerçants, agriculteurs, infirmiers… A qui le tour ? lance La Montagne… Et si les Gilets jaunes n’étaient que l’infime partie visible de l’iceberg, se demande Le Journal de la Haute-Marne.
La boîte de Pandore va-t-elle s’ouvrir ?…

Quoi offrir à Edouard Philippe ?

Une prime pour me débarrasser d’eux ! demande le premier ministre dans un dessin du Midi Libre (Eux, toutes les professions qui ont des revendications à faire valoir)…
A qui offrir quoi ? Le sens du jugement à Donald Trump ! Ou encore une capacité d’écoute, car le président américain vient une nouvelle fois de démontrer qu’il préférait trancher selon ses instincts en restant sourd à tout conseil extérieur, jusqu’à provoquer la démission de son secrétaire à la défense, James Mattis.
Du Figaro au Parisien, de Libération qui titre « Le lâcheur » au Parisien, toute la presse considère que le retrait de Syrie annoncé par Donald Trump est malvenu. Incohérent. Cynique, ajoute Sud-Ouest car les Kurdes seront les dindons de cette sinistre farce syrienne.

En l’espèce, Donald Trump ne leur fait pas de cadeau… Mais d’autres peuvent se réjouir…

S’il trahit ses alliés, il fait un cadeau à Poutine, à Bachar el Assad, à Erdogan et même à l’Etat islamique, écrit La République des Pyrénées… Daech peut espérer un rebond avec leur principal adversaire, les Kurdes, fragilisés, avance Le Parisien.

A qui offrir quoi ? Vous avez pensé à un scrabble pour Gilles Legendre…

Oui, car il y a des mots qui comptent triples, surtout quand ils sont « instrumentalisés », dit pour se défendre le président des députés La République en marche…
Gilles Legendre reconnait dans Le Figaro sa maladresse, avoir déclaré « nous avons été trop intelligents, « j’aurais dû dire que nous n’avions pas été assez intelligibles »…
Ca aurait coûté moins de points…

A qui offrir sa solidarité ?

A l’ex journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui menacée de mort pour sa critique de l’islam…
Critique ou plutôt propos de bon sens, si anodin…
Elle a affirmé sur le plateau de CNews il y a une semaine que l’islam devait se soumettre à la critique (et aux lois de la République, comme toutes les autres religions)
Depuis, raconte Le Figaro, elle est la cible d’un déferlement de haine sur les réseaux sociaux.

Un cadeau inattendu : des nouilles et une perruque… Pour qui ?

Pour la députée La France insoumise Danièle Obono qui dans l’Hémicycle a lancé au premier ministre : Arrêtez de prendre les gens pour des « boloss » (des abrutis)
On a appris par la suite que la députée répondait au défi lancé par l’animateur Cauet de « placer le mot boloss à l’Assemblée nationale…
-Qu’on lui mette une perruque sur la tête, des nouilles dans la culotte, Danièle Obono est parée pour Touche pas à mon poste, commente Anthony Palou dans Le Figaro. Alors que Jean-Michel Servant charge dans Le Midi Libre : « De la bêtise à l’état pur. Pitoyable. Indigne. On pourrait presque sourire de ce clin d’œil idiot s’il n’y avait pas autant de violences depuis un mois dans tout le pays. Danièle Obono où l’art de la politique avec un nez rouge. » Fin de citation.

On peut donc aussi lui offrir un nez rouge…

On rêverait d’autres cadeaux que ceux cités ici…
Reprenons la liste de Roger-Pol Droit : « on aimerait offrir de l’attention, de l’écoute, de la bienveillance, de la solidarité. On distribuerait volontiers de la tolérance, de la nuance et de la subtilité.
Mais la difficulté est double : il y en a de moins en moins sur le marché, et ces denrées trouvent de moins en moins preneurs. » Fin de citation.
Je vous souhaite de passer de très belles fêtes en bonne compagnie.

 

Michel Grossiord