La Revue de Presse du jour – 20/11/2018

La Revue de presse… Boum ! Quand l’actualité fait boum…

Déflagrations en série…
Carlos Ghosn.
Colères multiples : gilets jaunes déterminés à tenir (c’est la tonalité générale), infirmières, maires (des piliers de la démocratie que ni Sud-Ouest ni Ouest-France ne veulent voir faiblir).
Changement climatique avec déjà 467 plaies infligées à l’humanité, selon une étude inédite publiée par Le Monde (santé, alimentation, eau, économie, infrastructures… Les châtiments vont redoubler avec les aléas climatiques)
Au milieu de ces déflagrations, une histoire qu’on est heureux de lire page 5 de La Voix du Nord : comment des élèves de Terminale ont sauvé leur professeur de mathématique victime d’un malaise cardiaque…

Les faits remontent à lundi à Lens…

Le prof de 58 ans assure son cours à 14 heures au lycée Saint-Paul… quand soudain, il tombe comme une pierre. Aussitôt, sans paniquer, des élèves titulaires du Certificat de Prévention et de secours civique le placent en position latérale de sécurité…
Le prof devient « tout bleu », son pouls s’arrête… Rémi, pratique les massages cardiaques, jusqu’à l’arrivée des secours… Sauvé, l’enseignant est toujours hospitalisé…

Le fil de l’actualité avec d’abord Carlos Ghosn…

On parlait de déflagration… « Parler simplement d’un coup de tonnerre » serait la litote de l’année », commente un ancien haut dirigeant de Renault…
Le crash… La chute (et même La chute de l’empereur, Le Parisien)… La sortie de route… Voilà quelques-uns des gros titres. Libération lui inflige un zéro de conduite. Les Echos voient l’icône déboussolée.
Deux grands reproches : même si on n’a pas toutes les informations sur ce qui est reproché à Carlos Ghosn, il avait un devoir d’exemplarité, met en avant Le Figaro.
Les Echos lui reprochent d’abord de n’avoir pas préparé le pire, au risque aujourd’hui de mettre en danger l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi…
L’Etat français, inquiet depuis un an et demi, soucieux de ne pas voir Renault avalé par son partenaire nippon, avait demandé à Carlos Ghosn de réfléchir à une organisation juridique qui rendrait l’Alliance irréversible.
Le Monde liste les questions : cette Alliance peut-elle résister au départ de son fondateur, qui en était le ciment ? qui est le nouvel homme fort japonais qui cherche à pousser Carlos Ghosn dehors ? que peut faire l’Etat actionnaire ?
Pas d’interrogation sur la nature et la réalité des malversations financières… Mais dans Le Parisien, un très grand patron français trouve les accusations bizarres : « Maquiller les chiffres est prendre un risque colossal, alors que le montant des rémunérations est annoncé devant les actionnaires, en assemblée générale ».
Libération, L’Humanité pointent l’avidité ou la cupidité de Carlos Ghosn. Pour La Voix du Nord, l’affaire relance le procès contre les rémunérations mirobolantes des grands patrons de l’industrie.

Puisqu’on parle de cupidité, une petite querelle d’héritage…

A la clé : un possible bonus de 20 millions d’euros à se partager…
L’argent des droits du Boléro de Ravel au cours des 23 prochaines années…
Le Figaro raconte l’impossible note finale alors que l’on fête les 90 ans du chef d’œuvre musical…
MUSIQUE
Nouveau rebondissement judiciaire avec l’assignation de la Sacem devant le tribunal pour que le Boléro tombé dans le domaine public revienne dans le domaine privé…
L’affaire d’héritage est complexe… de même que le profil d’une héritière installée en Suisse, Evelyne Pen de Castel, qui n’a aucun lien familial avec le compositeur, précise Le Figaro : il s’agit, écoutez bien, de la fille de l’épouse en secondes noces de l’ex-mari de la masseuse du frère de Ravel…
Dit comme ça, ça ouvre des droits… On va peut être se mettre sur la liste Guillaume…
Guillaume, je vous ai apporté le supplément du Figaro sur les cadeaux fétiches pour Noël : il est question du caviar made in Sologne, (petit zakouski, il y a mieux : la location de jets ou d’îles tropicales…)
Entre ces pages, presque un mauvais coucheur, l’auteur à succès Christophe André, médecin psychiatre, déclare que les fêtes de fin d’année constituent un pic de pollution mentale car elles nous poussent à être plus matérialistes que nous ne le sommes vraiment…
Mais mais le problème, ajoute t-il, c’est que la société de consommation se niche dans nos besoins sincères comme faire plaisir à l’autre…

 

Michel Grossiord