La Revue de Presse du jour – 14/12/2018

La revue de presse… Noir c’est noir…

Je pourrais vous parler de Johnny… dont le 1er anniversaire de la mort donne l’occasion à Paris-Match de faire parler les grands photographes qui ont suivi le rocker des années durant…
Ils témoignent d’un Johnny entre force et pudeur…
Se souvenant que le samedi 9 décembre 2017, la France dans une unanimité sans équivoque et sans malentendu s’était figée dans le deuil, l’écrivain Daniel Rondeau présente Johnny comme « un héros pour tous les Français »…
Noir c’est noir… La France a triste mine ces temps-ci… Noire ou plutôt blême pour Bruno Frappat dans La Croix. Ni jaune, ni rouge, ni verte, ni bleue. Blême. Elle fait peine à voir et à entendre…

Depuis les obsèques de Johnny, la France s’est désunie…

Ce 9 décembre 2017 fut une journée remarquable qui avait permis à notre pays de se retrouver, écrit le biographe de Johnny Daniel Rondeau…
Il y a 6 mois, ajoute Bruno Frappat, nous avions aussi tous vêtus de bleu renoué avec une ferveur qui réchauffait les cœurs : la France championne du monde ! Kylian Mbappé était devenu le héros positif à montrer en exemple à toute la jeunesse contre la tentation de l’avachissement nihiliste…
Il y a deux mois encore, le centenaire de l’armistice de 1918 nous rappelait des combats glorieux et sinistres de nos aïeux morts à l’âge des projets de vie…
Aujourd’hui, la France inspire une tristesse profonde à ceux qui l’aiment, selon l’éditorialiste de La Croix.

Ce sont les « gilets jaunes » qui sont ainsi mis en cause ?

Certainement pas leurs cris de détresse voire de douleur, leur soif de justice sociale.
On lit ce matin encore de nombreuses contributions de sociologues, historiens, philosophes qui expliquent cette colère née du ressentiment, de la perte du pouvoir d’achat ou de la lente désindustrialisation…
Eric Le Boucher juge dans Les Echos que la crise des gilets jaunes est une catastrophe pour la France, mais ajoute : un système économique qui rend malheureux la moitié de sa population parce que ses revenus stagnent depuis 20 ans n’en a pas pour longtemps.
Il pointe la responsabilité des élites dans la crise sociale et dans la poussée du populisme, des élites atteintes par le vent de catastrophisme : « Nous avons vraiment envie de partir dans un autre pays ». « Heureusement, nos enfants font leurs études aux Etats-Unis et en Angleterre, qu’ils y restent ! »

La France n’est pas triste pour tout le monde, néanmoins…

Non, elle est un décor rêvé pour le député La France insoumise François Ruffin, qui réalise actuellement un road trip… Au contact de la colère sur les ronds points, comme dans le Gard et l’Hérault où Le Midi Libre l’a retrouvé… Road trip ou course à la récupération, comme dit La Voix du Nord…
Le Midi Libre qui met en garde contre l’acte V : « Derrière les barricades, il y aurait le ciel bleu. C’est un leurre. A force de tourner en boucle sur les ronds-points, écrit Yann Marec, il faut se méfier de la tête qui tourne ».
L’appel du gouvernement à ne pas manifester pour éviter un nouveau samedi noir est jugé « misérable » par l’Humanité, mais Libération le relaie…
Avec un propos ferme, nouveau. « Il faut savoir arrêter un mouvement de protestation avant qu’il ne dégénère », écrit Alexandra Schwartzbrod…
Il a déjà dégénéré en raison des casseurs, mais ce qui risque de dégénérér pour l’éditorialiste de Libération, c’est le penchant des gilets jaunes pour le complotisme et la remise en cause des règles et institutions démocratiques du pouvoir. « Un repoussoir ».

Oui, c’est un ton nouveau…

Le risque de chaos, beaucoup évoqué ces dernières semaines, est aussi souligné par Ouest-France mais au sujet du terrorisme. Autre mise en garde : ce que cherchent les islamistes qui eux s’attaquent aux symboles de notre culture ? Créer le chaos pour imposer leur vision totalitaire de la société… Edito signé Jeanne Emmanuelle Hutin…

Noir c’est noir…

Côté climat, c’est la démission planétaire, titrent Les Echos. Le cri d’alarme des expertsest peu entendu à Katowice… Le temps passe, l’urgence se galvaude…
On change de couleurs ?
Peut on se résoudre à prendre la vie par le bambou ?
Titre du Figaro sur une exposition du musée du quai Branly qui révèle l’art des maîtres vanniers anciens et contemporains du Japon…
Autre façon de voir la vie : Offenbach for ever. Les Echos week-end célèbrent le compositeur de la Vie parisienne et de La belle Hélène dont on s’apprête à fêter le bicentenaire de la naissance…
Frivolité,, légèreté, France libertine… autres couleurs… Mais aussi Offenbach subversif, selon certains metteurs en scène, il ne parle que des travers de la société, des affrontements entre les petits et les grands…
On est en plein dedans avec les gilets jaunes, lit-on… Exagéré peut être.