La Revue de Presse du jour – 11/04/2019

Chaque matin, Michel Grossiord décrypte l’actualité et vous partage sa Revue de Presse

La revue de presse… Eloge de la lenteur…

Dans un monde où tout va vite, plusieurs écrivains décident de prendre leur temps, leurs derniers livres s’apparentent à des petits éloges de la lenteur, constate Le Figaro littéraire…
L’un, privilégiant le trajet à la destination, a choisi de faire le tour du monde à vitesse humaine (en cargo, dans les trains de petites lignes, en autocar…) Meilleure façon, écrit-il, de devenir « poreux à l’immensité du monde »…
Tel autre raconte sa lente remontée du Danube, côté rive, à vélo… 3.000 kilomètres à travers une dizaine de pays… Un autre écrivain a fait en 6 mois le voyage jusqu’à Jérusalem… La lenteur dans un monde où tout va vite… sauf le Brexit et la sortie du grand débat où l’opposition accuse Emmanuel Macron de jouer la montre !

Sauf que l’on n’a jamais été aussi proche du dénouement (pour le grand débat)

Emmanuel Macron pourrait répondre dès dimanche. Ou lundi, croit savoir Le Parisien. Du moins pour la première série de réponses, car les annonces concrètes devraient être dévoilées en plusieurs étapes.
Pour les Européennes, le chef de l’Etat ne fait pas l’éloge de la lenteur, mais de la rapidité, avance Le Figaro : il semble tout faire pour que la campagne soit aussi courte que percutante.
L’un de ses proches : « C’est une campagne Blietzkrieg, ce n’est pas en faisant des claquettes dans des grandes salles qu’on bouge les lignes »… Transmis aux candidats de la liste macroniste simplement chargés donc à ce stade d’occuper le terrain… avant l’entrée en scène d’Emmanuel Macron lui-même : il participera à un meeting, à priori courant mai.

Eloge de la lenteur : le Brexit reporté jusqu’au 31 octobre…

Un report flexible jusqu’à la fête des citrouilles et des sorcières, « Halloween Brexit », s’amuse la presse britannique…
Extension courte, extension longue : les dirigeants européens divisés ont coupé la citrouille en deux, observe Le Monde, mais l’image qui s’impose à la Une de la presse britannique n’est pas celle d’une citrouille, mais celle du trou noir capturée par les astronomes… Le halo de lumière jaune orangé, flou et asymétrique…
Le meilleur titre est celui du journal Métro qui explique que c’est l’image du Brexit vu de l’espace…

La grande polémique du jour porte sur la privatisation d’Aéroports de Paris…

Il y a les pour, il y a les contre… Et ceux qui ne se prononce pas mais titrent en gros sur le sujet (Le Parisien, La Nouvelle République, Sud Ouest…) L’hebdo Le 1 pose la question : privatisations, la grande braderie ?

Contre : L’Humanité ou encore Libération qui récuse tous les arguments des pour…
Pour : L’Opinion qui récuse tous les arguments des contre…
Les arguments des pour ? Galéjades, dit Libération.
Les arguments des contre ? Tous fumeux, rétorque L’Opinion qui entreprend de raconter « l’histoire secrète d’un coup politique »… Le coup du référendum d’initiative populaire sur la privatisation du groupe Aéroports de Paris prévue dans la loi Pacte qui doit être votée aujourd’hui…
Référendum proposé par les oppositions de droite et de gauche, de LR à LFI en passant par le PS avec le soutien du Rassemblement national… Coalition hétéroclite où l’on trouve des faux culs de droite et de gauche, qui ont privatisé en leurs temps, avance L’Opinion qui s’attarde sur un nom…

Un nom… Lequel ?

Le député PS Boris Vallaud, défenseur aujourd’hui d’un Aéroports de Paris public, mais qui fut le superviseur de la cession des aéroports de Lyon, Nice et Toulouse lorsqu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée sous François Hollande…
Le LR Gilles Carrez est aussi épinglé comme ancien soutien à François Fillon, héraut d’une relance des privatisations…

On a évoqué quelques polémiques, celle sur les prénoms des enfants d’immigrés rebondit…

L’origine culturelle joue même si au fil des générations, c’est de moins en moins le cas, nous dit une étude de l’Ined… L’Ined qui ne semble pas contester que le choix du prénom témoigne de la volonté d’intégration…
Mais Laurent Joffrin, ici présent, attaque bille en tête Eric Zemmour, ici présent, qualifié de pathologique porte parole d’une certaine droite, de publiciste d’extreme droite qui veut exercer la police des prénoms…
Messieurs, je vous laisse avec Guillaume

 

 

Michel Grossiord