La prise de son du mois

Comme l’explique Philippe Muller, la prise de son restitue la captation simultanée, par les deux mêmes microphones, du quatuor à cordes et des bruits et voix enregistrées, diffusées par des enceintes (les excellents Athom GT3 HD) en monophonie. Habituellement, la superposition ne s’effectue pas en direct mais a posteriori, lors du mixage. Cette solution permet non seulement d’obtenir une image stéréophonique infiniment plus ouverte et aérée mais aussi une différenciation  entre les sons naturels (les cordes) et artificiels (enregistrés). Le naturel exceptionnel de cette prise de son plonge l’auditeur au cœur de ces musiques singulières et l’installe dans un espace acoustique d’une rare ampleur. La technique n’est plus un simple outil mais devient un véritable acteur de la réalisation du projet artistique. Signalons que l’éditeur proposera le 3 octobre, jour des 80 ans du compositeur, une édition de ses œuvres en deux disques microsillon de 180 g.