La Philharmonie de Paris, Richard Strauss / Andris Nelsons

Lundi 30 mai, 20h30 – Grande salle Pierre Boulez – Philharmonie

Gewandhausorchester Liepzig / Andris Nelsons direction / Rudolf Buchbinder piano

Richard Strauss Don Juan, Burlesque pour piano et orchestre, Ainsi parlait Zarathoustra

Andris Nelsons prend la tête du Gewandhausorchester Leipzig pour deux concerts qui prennent les poèmes symphoniques de Strauss pour fil conducteur. Rudolf Buchbinder les rejoint dans la rafraîchissante Burlesque.

C’est avec Don Juan que Strauss inaugure véritablement la série de ses poèmes symphoniques, genre dans lequel il constituera un corpus de premier ordre au cours des années suivantes. Il y démontre un sens aigu de l’orchestration, aussi efficace dans l’éclat de ses tuttis, qui mettent en œuvre toutes les ressources du grand orchestre romantique, que dans la finesse des ensembles plus réduits. La Burleske précède Don Juan de deux ans ; mosaïque d’influences que Strauss fait siennes avec élégance, elle est l’expression d’une jeunesse fougueuse portée vers une virtuosité littéralement éclatante. Bülow, son destinataire, la déclara tout bonnement injouable !

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Mardi 31 mai, 20h30 – Grande salle Pierre Boulez – Philharmonie

Gewandhausorchester Liepzig / Andris Nelsons direction

Richard Strauss MacbethLe Chevalier à la rose (Suite de valses), Une vie de héros

Deux autres représentants des poèmes symphoniques auxquels Strauss se consacra durant plus d’une décennie à la fin du XIXe siècle : Macbeth s’inspire de la pièce de Shakespeare pour évoquer le héros éponyme et sa femme, couple maudit et régicide, tandis qu’Une vie de héros prend rien moins que Strauss lui-même comme sujet, un geste que reproduira peu après la Sinfonia domestica. Arrangées par Strauss à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les suites de valses du Chevalier à la rose reprennent une partie du matériau musical de cet opéra, composé en 1911, dans lequel la légèreté du badinage et la référence à la Vienne de Marie-Thérèse d’Autriche sont teintées d’une discrète mélancolie et d’une nostalgie douce-amère.

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