La nostalgie d’Edgar Morin

Edgar Morin est l’un de nos grands intellectuels. C’est aussi l’un des rares à ne pas donner de leçons. Il réfléchit à voix haute et l’on sent qu’il improvise. C’est agréable dans la discussion. Il n’est pas l’esclave d’un système de pensée, il ne récite pas sa leçon. D’autres sont plus brillants, plus percutants. Lui est honnête. Son amour de la musique est sincère. Il était heureux d’écouter son programme et de le partager avec les auditeurs de Radio Classique. Il fallait voir son visage épanoui, heureux.

Sur le thème du sommet de Copenhague, il a su élever le débat. Moins de chiffres et plus d’idée, moins de slogans et plus de réflexion.

Voici son programme :

mon morceau favori: 1er mouvement de la 9è symphonie de Beethoven

      madeleines: la chanson de Macheath dans l’Opera de 4 sous (Moriturat)

      « mon vieux copain la vie est belle » du film a nous la liberté de René

      Clair

      La Varsovienne, chant revolutionnaire ou el quinto regimento (guerre

      d’espgne)

      5 morceaux classiques

      debut de Daphnis et Chloe de Ravel

      premier ou dernier mouvement de Sheherazade de Rimsky Korsakov

      prelude de Boris Godounov de Moussorgski

      la bataille sur la glace d’Alexandre Nevsky

 » Ce n’est que le chant d’un marin  qui le soir » du film Un soir de

      rafle, avec Albert Prejean