La mélancolie de José Garcia

José Garcia, l’invité classique d’Olivier Bellamy
J’adore recevoir des acteurs comiques (pardon encore pour la restriction, cher José, mais c’est tellement difficile de faire rire qu’évidemment  « qui peut le plus peut le moins ») car ils ressentent tous la musique de manière profonde et physique à la fois. José Garcia aime Mozart (qui était lui-même un sacré farceur), il joue de la clarinette et ressent un goût particulier pour la mélancolie. C’est cette mélancolie qui, en toile de fond, traverse l’émission et qui lui donne sa patine. Mais José Garcia est d’abord quelqu’un qui a de l’énergie à revendre, qui est ouvert sur le monde, sur les gens, et qui déborde d’humanité.

Fils de « gens de maison », enfant solitaire, il a senti que la culture était ce qui lui permettrait de sortir de sa condition, mais aussi de découvrir une vie plus riche et plus intéressante que le quotidien.

Avant que nous ne commencions l’émission, il m’a avoué avoir établi une première liste avant d’en changer car elle comportait trop de musiques tristes, de requiems et qu’il ne voulait pas « plomber l’ambiance ». Ce souci de l’auditeur, en l’occurrence de l’autre, est une de ses plus belles qualités. Il faut dire qu’il se rendait à l’enterrement de Claude Berri le jour même (nous avons enregistré jeudi) et que l’ambiance n’était pas à la franche hilarité.

Il a aussi gardé sa part d’enfance (deux dessins animés dans son programme). Heureux ceux qui n’ont pas perdu ce trésor par volonté (illusoire) d’être pris au sérieux. 

Voici son programme : 

 Michael Nyman : Meurtre dans un jardin anglais

Madeleines

Indicatif de Ciné Club : « Amour et printemps » de Waldteufel

Indicatif des dossiers de l’écran – Morton Gould

Quatre Saisons de Vivaldi : Le printemps (Carmignola)

Programme

Mozart : Concerto pour clarinette – 2e mvt

Mozart : Concerto pour hautbois KV 314

Debussy : Clair de lune (Freire)

Le roi et l’oiseau : thème principal

Vivaldi : Gloria (Gardiner)

Lakmé : « Viens Malika »

Joe Hisaishi : Le chateau ambulant

Verdi : Travita, prélude de l’Acte I