Juste une mise au point

… pas aux poings.
1. Le mail de Camille et le départ de Catherine me font réagir. Personne n’est méprisable. Tout le monde est le fort et le faible de quelqu’un. Il appartient aux forts de ne pas abuser de leur force, de soutenir les faibles et aux faibles de ne pas se laisser aller au lynchage collectif ou aux expéditions punitives. Nous sommes tous forts et faibles à la fois. Donc nous avons double boulot à accomplir.
Quel triste spectacle donnons-nous, depuis quelque temps, de cette petite communauté d’idées, de sentiments et de partage qu’est devenu ce blog au cours des années. Allons-nous détruire ce qui a été si patiemment construit ? Chacun a le droit d’exprimer ses opinions à condition d’accepter celles des autres, sans les insulter, manifester une susceptibilité excessive ou se draper dans une bouderie navrante. Personne n’est obligé d’aimer tout le monde, mais chacun peut faire l’effort de se respecter.
Savez-vous que certains vous lisent sans oser participer par peur de ne pas être à la hauteur et admirent vos commentaires, se régalent de votre culture et apprécient votre humour ? Quelle déception pour eux ! Ils vous croyaient au-dessus de la mêlée, s’en réjouissaient et vous découvrent comme des gamins se donnant des coups de pelle dans le bac à sable. Je ne veux pas jouer la directrice d’école qui siffle la fin de la récré. A chacun de se montrer digne de ce qu’il a de meilleur en lui, dans sa sensibilité qui lui est propre, et dans sa générosité. Ne revenons plus sur les écarts du passé et repartons tous à zéro. On s’embrasse, on oublie les rancoeurs, c’est fini. A l’heure où un pays cher à mon coeur se bat pour la démocratie, se découvre une dignité collective, un sentiment de fierté et un fol espoir, malgré les craintes et le chaos, il y a mieux à faire que de se chercher des poux dans la tête. Ce blog a besoin de vous tous, sans exception. A bientôt donc.
2. Lettre d’Alfred de Musset à Georges Sand
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un cœur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin, de mes vers, lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Réponse de George Sand à Alfred de Musset :
Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme