June Anderson ne sait pas se vendre

L’émission de June Anderson était enregistrée à l’avance. Yann a passé près de deux heures à la « nettoyer » c’est-à-dire enlever les hésitations,  les phrases qui se répètent, etc. Il y en avait près de dix minutes ! Pour l’auditeur, c’est un confort supplémentaire et, pour l’invité, c’est plus valorisant. 

J’ai adoré quand elle a dit qu’elle ne savait pas se vendre. On la sent sincère et pudique. Elle est surtout d’un perfectionnisme hallucinant, dur à vivre pour les autres, comme elle l’a reconnu. 

Pendant l’émission, nous avons un mail d’une personne qui habite Princeton aux Etats-Unis. Ça fait rêver d’avoir des auditeurs à l’autre bout du monde grâce à Internet. Il disait qu’il écoutait June Anderson avec passion et qu’il était venu l’entendre à Paris dans Les puritains de Bellini. Les fous d’opéra sont capable de prendre l’avion pour assister à une représentation et repartir le lendemain. C’est fou ! Certains passionnés suivent une artiste à travers le monde. Sur Radio Classique, on peut avoir les plus grands interprètes à portée d’oreille, sans bouger de chez soi. Pas mal non ?

Voici son programme :

Tanti affetti (Rossini, La dona del Lago) par June Anderson

Madeleines

Reine de la Nuit (BOF d’Amadeus, Anderson chante)

Callas : Lucia, air de la folie (extrait)

Rosa Ponselle : n’importe quoi

Zinka Milanov : extrait Trouvère D’amor…

Programme

Somnambule « Ah non giunge »

Rigoletto « Bella figlia dell’amore »

Tosca par Grace Moore

Bernstein : Glitter and be gay

Donizetti, Lucia « Quando rapito »

Orff Carmina Burana « In trutina »

Ella Fitzgerald