Juliette Gréco, des « aubes vertes » à la nuit parfumée

1. « On se connaît ». Ce n’était pas une question, ni une objurgation. Juste une impression fugitive, glissée en passant, en guise de bonjour, de la part d’une femme qui a l’habitude de dire ce qui lui traverse l’esprit avec spontanéité, qui ne calcule pas, qui ressent fortement les choses et les gens. La rencontre avec Juliette Gréco a eu lieu chez elle, dans sa maison de l’Oise, au milieu des oiseaux et des fleurs, pas des souvenirs, car elle vit au jour le jour avec curiosité et gourmandise. Rien de triste, même lorsqu’elle évoque la maladie, les amis disparus, l’enfance difficile. Mais des odeurs, des bruits familiers, des images étranges et délicieuses, un goût des mots, des émotions à fleur de peau, un rire qui balaie les nuages gris qui pointent à l’horizon.
Juliette Gréco, c’est notre enfance renouvelée à volonté, notre jeunesse éternelle, notre source poétique. Un enchantement.
A lire : « Je suis faite comme ça » (Flammarion). A écouter : « On les traverse et c’est beau » (Deutsche Grammophon). A sentir et déguster : Caruso dans « Una furtiva lagrima » (Donizetti), 20e Concerto de Mozart par Clara Haskil, Miles Davis…

2. voilà, voilà : BONNE ANNEE A TOUTES ET A TOUS.
Pardon d’avoir séché le blog pendant une semaine pour cause de (vraies) vacances lointaines. Mais je vois que les souris se sont joyeusement amusées pendant que le chat se dorait au soleil. J’espère que les fidèles et les accros à Passion Classique auront apprécié de retrouver cinq invités originaux en lieu et place des traditionnelles rediffusions de fin d’année. Philippe Delerm, Jean-Claude Pennetier, Véronique Jannot, Bernard Soustrot et Jean-Luc Petitrenaud nous ont donné de beaux moments de rire et d’émotion.