Jorge Semprun, la voix d’un sage

 Jorge Semprun et Olivier Bellamy sur Radio Classique

Pour cet ancien résistant qui a connu les camps – où l’on découvre « le meilleur et le pire de l’homme » – la musique est une manière d’être « en soi » tout en étant « avec le monde ».

Cet émigré espagnol n’a pas choisi la la langue française, c’est elle qui l’a choisi. La langue espagnole, dit-il, devient folle parfois, alors que le français et sa syntaxe vous protègent du pathos.

Il préfère Schubert à Brahms et se souvient du jazz comme de la musique de la liberté.

Il compatit à la douleur des paysans palestiniens, mais reconnaît que le sionisme est la seule utopie du XXe siècle « qui a marché ».

Sur une île déserte, il emmènerait l’Ulysse de Joyce et ne pourrait se passer des Variations Goldberg de Bach. Un ange passe.

Voici son programme :

morceau classique préféré: MAHLER Kindertotenlieder n° 3 Kathleen Ferrier

madeleines: Rameau par l’Orchestre de Maurice Hewitt

                Flamenco Nina de Los peines

                Yves Montand :(les roses de Picardie

 morceaux classiques: variation Goldberg Glenn Gould

                  nocturne de Chopin Brigitte Engerer

                  Quatuor n° 13 de Beethoven – 5e mvt Cavatine Alban Berg quartet

                  Schubert : Sonate D 664 – 1er mvt par Brendel

Miles Davis (morceau inspiré du Concerto d’Aranjuez)