Jérôme Deschamps, entre Deschiens et duo des chats

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Depuis qu’il a pris la direction de l’Opéra Comique, ce metteur en scène au talent époustouflant a rendu ses lettres de noblesse à une institution qui s’essoufflait. Comment ? En cessant d’en faire l’annexe honteuse de l’Opéra de Paris et en lui rendant les oeuvres qui avaient été conçues pour lui : Carmen, Pelléas, bien sûr, mais aussi des pépites oubliées comme Fra Diavolo d’Auber ou Cendrillonde Massenet.
Mais cet homme des planches, qui aime la fantaisie sans vulgarité, ne s’est pas contenté de réparer une injustice perpétrée contre le goût du public, il a confié aux meilleurs chefs et aux metteurs en scènes les plus inventifs le soin de rendre vie aux belles endormies du théâtre lyrique.
Toujours attentif à la manière dont le public est accueilli dans cette merveilleuse salle Favart, Jérôme Deschamps est aussi intraitable sur le prix des places. Récemment, il a encore tapé du poing sur la table devant ses contrôleurs de gestion pour ne pas en augmenter le montant, qui reste 40 % en-dessous des tarifs pratiqués chez les voisins de Bastille et de Garnier.
Alors pour tout cela, bravo Maestro !
Voici son programme :

5 oeuvres musicales classiques:

– Rosalyn Turek : Partita n° 4 de Bach
– Kathleen Ferrier : lieder Geistliches Wiegenliede de Brahms
– Michael Rabin : la méditation de Thaïs de Massenet
– Guiomar Novaes : sonate n°2 opus 35 de Chopin
– Antal Doráti : Rhapsody No.3 de Liszt

3 « madeleines »

Enfance : Les Shadows (Apache)
Adolescence : Sylvie Vartan « La maritza »
Jacques Dufilho (La visite du château)

3 morceaux de musique qui symbolisent :

– la vie : Natalie Merchant (Motherland)
– l’amour : Bourvil (Madagascar)
– la mort : Brassens (La fessée)