Jeffrey Tate, rien pour la galerie

Décidément, les rapports entre la musique et la médecine sont vraiment puissants. Le chef d’orchestre Jeffrey Tate a hésité entre les deux vocations comme tant d’autres (Cortot, Michelangeli, Argerich, etc.). Il a même été médecin avant de devenir chef d’orchestre. Quel grand médecin, il aurait pu être ! Peut-être parce qu’il a connu la maladie très jeune et s’est toujours davantage intéressé aux hommes qu’à la maladie. De même, les grands musiciens sont avant tout de grands humanistes. C’est ce que disait le violoncelliste Pablo Casals : l’Homme avant toute chose. C’est pour cette raison sans doute que les grands professeurs sont ceux qui ont connu des problèmes et qui ont su les résoudre, alors que ceux pour qui jouer est aussi naturel que boire ou manger (Argerich, Freire) sont incapables d’enseigner quoi que ce soit. Mais les grands musiciens soignent l’âme et réparent les tracas de l’existence. Ce qui n’est pas si mal, vous en conviendrez…

Voici son programme :

-B Britten  / Nocturne  par Robert Tear  et l’English Chamber Orchestra direction J Tate / le poème de Wodworth

-Elgar / 2ème symphonie directio J tate / london Symphony Orchestra   2ème mouvement

-Purcell  Music for a wilde par Alfred deller

Michel Tippett / concerto pour double orchestre à cordes dernier mouvement

-Constance Lambert  : Riol Grande

-Thomas Adès / Asila 1er mouvement

les madeleines:

-musique de film : « Genevieve »  l’air d’harmonica par Larry Adler

– Kings College  : in the blick mindwinter  / Harold Darke