Jean-Pierre Kalfon intime

  Olivier Bellamy reçoit Jean-Pierre Kalfon sur Radio Classique

Quand on mettra les BONS en orbite, il n’aura pas fini de tourner. Jean-Pierre Kalfon possède une présence et une légèreté (celle dont Jean-Pierre Marielle chantait les louanges sur notre antenne) qui en fait un acteur rare. Il lit des textes de Michel Audiard à la Huchette et appartient bien à cette famille de titis parisiens pudiques et plus cultivés que leur gouaille ne le laisserait supposer à des esprits bornés et suffisants.

Il nous a offert un très beau programme, sincère, ouvert et cohérent, qui lui ressemble bien. Cela vous amusera peut-être de savoir que lorsque Francis Dresel a diffusé l’Ave Maria de Schubert par Aaron Neville le lendemain, il y a eu une levée de boucliers sur le courrier Internet. Certains auditeurs ont crié au scandale. On peut aimer ou ne pas aimer, mais ne pas reconnaître la musicalité, la beauté et l’émotion que dégage son interprétation très personnelle de ce chant universel et plein de ferveur relève soit d’une audition déficiente, soit d’un manque total de coeur. Je suis sûr que Schubert en aurait eu les larmes aux yeux. Mais les schubertiens fanatiques ressemblent parfois à ceux qui font verser le sang au nom d’un Dieu d’amour et de miséricorde.

Voici son programme :

Aaron Neville : Ave Maria de Schubert

Madeleines

Mahalia Jackson : In the upper room

– Chain of Fools, Aretha Franklin

– Otis Redding, Try a little tenderness

Programme

– Gymnopedies, Satie

– Callas, Puccini, Gianni Schichi : O mio babbino caro

– Stabat Mater, Pergolese (Véronique Gens, Gérard Lesne)

– Los recuerdos del’alhambra par Arnaud Dumont (avec un orchestre japonais)

– La valse de Ravel

Mélodies d’amour

– Black magic Woman, Carlos Santana

– Sky is crying, Albert king

– Elvis Presley, My happiness