Jean-Jacques Kantorow parachève en beauté son intégrale des symphonies de Camille Saint-Saëns

Ce deuxième volet du corpus symphonique de Saint-Saëns par Jean-Jacques Kantorow et l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège met à l’affiche l’organiste Thierry Escaich

Avec sa durée de quarante minutes, la Symphonie en fa majeur est la plus longue des cinq symphonies de Saint-Saëns

Camille Saint-Saëns a tout juste vingt ans lorsqu’il compose sa Symphonie en fa majeur « Urbs Roma » (Ville de Rome) pour un concours de composition musicale à Bordeaux. Il refusa toujours d’insérer cette œuvre – en réalité sa troisième symphonie après la juvénile Symphonie en la majeur et la Symphonie n° 1 op. 2 – à son catalogue. Elle montre pourtant la précocité de son auteur ainsi que sa parfaite assimilation du langage de Mendelssohn et surtout Schumann. Jean-Jacques Kantorow signe ici sa deuxième gravure d’« Urbs Roma », qu’il avait déjà enregistré en 1997 à la tête du Tapiola Sinfonietta pour le label Bis. Avec sa durée de quarante minutes, c’est la plus longue des cinq symphonies de Saint-Saëns

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Ce deuxième volume de cette nouvelle intégrale des Symphonies de Saint-Saëns a été réalisé au printemps 2020 dans la belle Salle Philharmonique de Liège à l’acoustique si généreuse, avec l’Orchestre Philharmonique Royal de cette même ville, un ensemble qui s’est peu à peu hissé au rang des grandes formations européennes. On s’en convaincra par la belle interprétation de la célébrissime Symphonie n° 3. Il s’agit, en fait, de la cinquième symphonie du musicien, ce dernier ayant renié ses œuvres de jeunesse. Son écriture s’étend entre 1885 et 1886 et elle est dédiée à son ami Franz Liszt décédé le 31 juillet 1886. Pour son ultime symphonie, Saint-Saëns utilise toutes les ressources du grand orchestre symphonique de son temps en y ajoutant même une partie pour piano à quatre mains et un grand orgue, à la console duquel officie ici le compositeur-organiste Thierry Escaich. Jean-Jacques Kantorow lui donne la meilleure des répliques possibles en vertu d’une direction aux arrêtes vivres sans que la grandeur – sinon la grandiloquence – propre à l’ultime mouvement ne lui fasse défaut.

Jérémie Bigorie

 


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