Jean-Efflam Bavouzet en pédagogue sensible

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Quelle belle leçon de musique nous a donné Jean-Efflam Bavouzet ! traduisant en termes simples et sensibles l’attitude à adopter lorsque nous entendons une musique qui paraît trop moderne à nos oreilles : ni sentiment d’infériorité ni jugement hâtif et cassant. Evidemment, il reconnaît que c’est plus facile pour lui, qui baigne dans le langage des sons du matin au soir, mais il nous invite à la curiosité, rappelant justement que si les compositeurs sont en haut de la montagne et les auditeurs dans la vallée, les interprètes se trouvent à mi-chemin. Leur rôle est donc de jouer les premiers de cordée si l’envie nous gagne d’explorer les hauteurs de l’art.
Voici son programme :

Oeuvres :
Mahler : 6e Symphonie – 1er mvt (Solti)
Bartòk: Chateau de Barbe bleue
Debussy : Jeux (Boulez)
Beethoven : sonate op. 10 n° 3 – 2e mouvement (lent) (Richter)

Madeleines:
Stockhausen : Kontakte (Jodelet/Fremy-Accord)
Jobim : Urubu ou Jobim and Elis
Brigitte Fontaine : Harem

La Vie
Yellow Jackets

L’Amour
Schumann : L’amour et la vie d’une femme (Ferrier)

La Mort
Wagner : Isolde Liebestod (Kleiber/Price)