Jazz contre classique… tout contre

La musique classique et le jazz sont comme des frères ennemis. Ils habitent deux niches contiguës, mais étanches. Quand les classiques se mettent au jazz, ils manquent de liberté. Mais quand les jazzeux se mettent au classique, ils manquent aussi de liberté. Eh oui, le fameux « rubato », cette manière de ralentir le tempo au moment clé avant de revenir prestement à son rythme. Ils ont l’impression de perdre la pulsation alors que l’art du pianiste réside précisément là : jouer très légèrement avec la barre de mesure sans perdre la pulsation intérieure. Ce tendre combat esthétique est le thème du spectacle « Le jazz et la diva » (2e volet) qui se joue au théâtre de la Gaîté Montparnasse. Le violoniste Didier Lockwood et sa femme, la cantatrice Caroline Casadesus (fille du maestro du même nom) tentent de rapprocher ces deux mondes avec talent. Ils sont accompagnés par Thomas et David Encoh, deux musiciens bourrés de talent, qui sont les fils de Caroline Casadesus et les élèves de Didier Lockwood à son école d’improvisation. Bon sang et bon son ne sauraient mentir.

1ere musique : « Le jazz et la diva »

Madeleines

A la claire fontaine (DL)

Milord Piaf          (les deux))

Ne me quitte pas (CC)

Programme

Air de la Wally (Callas) (DL)

Concerto n° 21 de Mozart 2e mvt (Lipatti) (CC)

Concerto « A la mémoire d’un ange » Gitlis, (DL)

Le sacre du printemps de Stravinski (fin de la 1ère partie) (Ccet DL)

La Chanson perpétuelle de Chausson (Andrée Esposito ???) (CC)

Concerto pour deux violons de Bach 1er mvt (DL)

Requiem de Verdi (Lacrymosa) (CC)

Lockwood et Casadesus : Hypnoses « Métamorphose »