« J’ai décidé de tourner la page. J’ai démissionné de mon mandat parlementaire » Ce matin à 8h15 sur Radio Classique François Baroin

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

François Baroin, maire du groupe Les Républicains de Troyes et président de l’Association des maires de France

Invité de Renaud Blanc

« J’ai décidé de tourner la page. J’ai démissionné de mon mandat parlementaire »

A propos de la présidentielle des LR

« J’ai décidé de tourner la page. J’ai démissionné de mon mandat parlementaire, je n’ai plus de mandat national. »
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« Je reste membre des Républicains (…) Je suis loyal à ma famille. »
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« Mais il faut se réinventer, il faut tirer les leçons les uns et les autres des défaites accumulées. »
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« J’ai décidé de ne pas être candidat (…) je ne veux plus participer au combat de la droite, je l’ai fait pendant 25 ans. »
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« Je ne veux plus passer mon temps, mon énergie et ma force à commenter les petites phrases des uns et des autres, ça je n’en peux plus. »

A propos du rendez-vous place Trocadéro avec François Fillon

« C’est un week-end qui a marqué une histoire dans cette élection présidentielle de la défaite. »
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« Je sais pourquoi j’y suis allé, je ne fais pas partie des grenouilles qui ont sauté de la brouette. »
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« On avait tous pris l’engagement de soutenir le président vainqueur de la primaire, c’était une signature. (…) J’avais de la peine pour cet homme qui était en souffrance, qui a subi toutes les trahisons. »
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« Maintenant, certains sont aux affaires et assument leurs actes, d’autres sont dans l’opposition et reconstruisent l’opposition, alors que d’autres encore, comme moi, défendent leur territoire avec passion parce que c’est l’équilibre et l’avenir du pays. »

A propos des campagnes présidentielles

« Des campagnes dures, on en a vécues, j’étais porte-parole de Chirac en 95 (…) Elle était fratricide. Nicolas Sarkozy était porte- parole de Balladur à cette époque, c’était d’une grande violence. »
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« Notre message avec Nicolas Sarkozy en 2012 était un message politique qui réunissait ces deux droites. (…) On avait fait ce ticket mais notre projet politique n’est pas passé et on a échoué.

A propos du gouvernement

« Macron est ultra centralisateur »
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« Ce gouvernement, comme les précédents, se laisse entraîner sur un terrain ultra libéral et ultra technique, aligné sur la ligne de Bruxelles. »

A propos de la Cour des comptes

« Elle n’a pas à juger de l’opportunité des dépenses. Nous sommes dans une République décentralisée, il y a une libre administration des collectivités territoriales, les élus ne sont pas des fonctionnaires au service de l’Etat, même s’ils remplissent des missions de l’Etat. »
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« Vous avez la moitié de la population française qui vit dans des communes de moins de 10 000 habitants, il y en a 36% qui vivent dans des communes de moins de 1 500 habitants. Quand on dit qu’il y trop de communes, les gens ont le sentiment d’être en trop, mais ils payent des impôts et ont droit au même service public, à la couverture numérique, à la même ouverture et au même engagement pour développer ses territoires. »
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« Ce sont des populations qui ne sont pas entendues et pas prises en compte. »
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« Ce que la Cour des Comptes ne dit pas, c’est que l’amélioration de la situation financière des collectivités locales telle que voulue par le gouvernement, va engendrer l’effondrement de l’investissement, c’est 25 à 28% en moins en 2 ans et demi. »
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« Sachez que 10 % d’investissement en moins vu le modèle économique et notre part dans cet investissement publique, c’est 0,2 à 0,3 points de croissance. Donc ce qui se fait sur le plan budgétaire, c’est de l’investissement, c’est de la croissance en moins et des emplois disparus. »

A propos de son livre « Une histoire de France par les villes et les villages »
« Ce livre montre avant tout que notre histoire s’est construite sur le local, que chacune des histoires est le fruit d’une personnalité exemplaire. »
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« A la fin des fins, l’histoire s’est construite au coin de la rue, pas au bout du monde. »

A propos des emplois des fonctionnaires

« Tout le monde peut être menacé de schizophrénie, je l’ai peut-être été. »
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« J’ai eu des désaccords avec François Fillon sur la question de l’effort demandé aux collectivités locales, car au fond ce sont les mêmes conseillers qui sont autour du pouvoir, actuellement en place ou de ceux qui conçoivent nos projets et c’est une faute (…). La faute est de considérer qu’à force de taper sur les collectivités locales on va oublier l’essentiel qui est la petite patrie. »