Islamo-gauchisme, Génération identitaire, loi Séparatisme : l’Identité préoccupe la presse

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Le débat sur l’islamo-gauchisme se poursuit ce matin dans tous les journaux. L’histoire de la colonisation et du racisme peut-elle parfois se confondre avec le militantisme islamogauchiste à l’université ? Telle est la question qu’a posée il y a quelques jours la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

En demandant au CNRS une étude sur le sujet, Frédérique Vidal a provoqué l’indignation de 600 chercheurs, lesquels ont demandé samedi sa démission dans une tribune publiée par le Monde. Hier dans le Journal du Dimanche, la ministre persistait et signait. De quoi relancer le débat chez nos éditorialistes. Dans le Figaro, Guillaume Tabard, il l’a dit sur Radio Classique estime que le gouvernement doit rester ferme sur son intention d’identifier ceux qui se servent de leurs travaux universitaires pour militer.

 

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Dans l’Opinion Nicolas Beytout estime que c’est la liberté qui doit primer. Pourquoi menacer de Cancel Culture (culture du bannissement ndr) ceux qui ont en ont fait leur fonds de commerce ? Pour Cécile Cornudet des Echos, la ministre a torpillé un vrai sujet par sa maladresse politique. D’un côté donc les islamogauchistes et de l’autre les identitaires de droite.

 

Génération Identitaire est depuis 8 ans dans le collimateur du gouvernement

Libération, évoque le baroud d’honneur du mouvement d’Extrême-droite Génération Identitaire. Ses membres sont tourmentés et animés par l’identité française. Créé en 2012 pour dénoncer la fracture ethnique et dénoncer le multiculturalisme, ils sont depuis 8 ans dans le collimateur du gouvernement qui veut dissoudre ce qu’il considère comme un groupe de combat ou une milice privée, explique Libération. Ses membres ont défilé samedi en rangs clairsemés, l’occasion pour le journal de questionner l’identité de ce groupement aux allure de ligue dissoute.

 

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Car Génération identitaire descend du Bloc Identitaire, lui-même issu d’unité radicale. Génération identitaire soutient les identités explique un historien : mon coin, ma région, ma nation, mon continent, ma race, voilà le programme. On ne le rappelle pas assez, mais le projet de loin contre les séparatismes a dans sa ligne de mire les islamogauchistes mais également les néo-fascistes. Ceux-là se font si j’ose dire la courte échelle. Quand les premiers prospèrent, les seconds progressent.

David Abiker

 

 

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