Internet : que propose la 3e Scène de l’Opéra de Paris ?

Chaque mois la 3e Scène (virtuelle) de l’Opéra National de Paris propose une œuvre digitale originale offrant un regard insolite sur l’univers de la musique, de la danse, de l’institution, son patrimoine, ses métiers et l’architecture de ses lieux. Ce mercredi sera mis en ligne Clinamen, un court-métrage réalisé en images de synthèse.

 

Carte blanche à des artistes venus d’horizons différents

Depuis 2015, la vocation de la 3e Scène de l’Opéra de Paris est de promouvoir par le digital les différentes formes de la création actuelle. Lieu d’expérimentation et d’exploration artistique, cette scène digitale donne carte blanche à des artistes venus d’horizons très différents : plasticiens, cinéastes, compositeurs, photographes, chorégraphes, écrivains et dessinateurs sont invités à produire, expérimenter et tisser  à l’infini, des liens avec les arts lyriques et chorégraphiques. Avec sa 3e Scène, l’Opéra national de Paris a créé une circulation inédite entre des artistes et l’Opéra pour favoriser l’accès de tous les publics, trouver de nouveaux interlocuteurs et poursuivre le dialogue avec les nouvelles générations, en développant notamment des expositions « hors les murs ».

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Depuis 2017, la 3Scène est associée à plusieurs grands événements comme le festival célébrant la danse et la musique à la Gaité Lyrique, le Festival du court-métrage de Claermont-Ferrand, les rencontres d’Arles ou à l’occasion de l’exposition Opéra Monde qui s’est tenue au Centre Pompidou Metz. En 2019, le film « Les Indes galantes », réalisé par Clément Cogitore pour la 3e Scène, a été nommé aux César 2019 dans la catégorie Meilleur Court Métrage. Gratuite et accessible à tous, la 3e Scène enrichit chaque mois son catalogue d’une création inédite.

 

Le film Clinamen montre un Palais Garnier et un Paris futuristes

Une soixantaine de créations ont été mises  en ligne depuis 2015 sur la plateforme de la 3Scène et ont été vues par plus de 5 millions d’internautes qui ont pu croiser l’univers d’artistes incontournables comme Glen Keane, Mathieu Amalric, Fanny Ardant, Bertrand Bonello, Abd Al Malik, Hiroshi Sugimoto, Clémence Poésy, Eric Reinhardt, Jonathan Littell, Clément Cogitore, Bret Easton Ellis, Jhon Rachid, Arnaud des Pallières et bien d’autres. Ce mercredi, c’est le court métrage Clinamen qui est proposé au grand public. Dans ce film, d’une durée de 20 minutes, l’artiste numérique Hugo Arcier, inspiré par l’esthétique « mocap » (motion capture), fait l’éloge de la danse dans sa forme la plus  pure. Les images de synthèse mettent en valeur la grâce et la virtuosité du mouvement de trois danseurs dans un Palais Garnier et un Paris futuristes. D’ici l’été prochain seront proposés les court-métrages de Jafar Panahi (Hidden), Sergei Loznitsa (A night at the opera) et le film en réalité virtuelle Hypno de Marie Amachoukeli.

 

Philippe Gault