Inoxydable Paul Tourenne

Sur les quatre chanteurs des fameux Frères Jacques, deux ont disparu, l’un n’est pas en très grande forme et Paul Tourenne, le plus jeune à plus de quatre-vingt-dix ans, pète le feu. Il a rangé ses gants blancs, ses collants, son chapeau, sa cape et son maillot moulant bleu lavande pour s’adonner à son autre passion, la photographie. Détail amusant, les trois ténors des groupes vocaux de l’après-guerre (Quatre Barbus, Compagnons de la Chanson et Frères Jacques) sont tout trois photographes et ont eu Doisneau comme parrain !
Il vit à Montréal avec sa femme et a profité d’une visite familiale pour passer dans Passion Classique et partager avec nous sa bonne humeur et son inoxydable vitalité.
On aura apprécié sa sincérité lorsqu’il a abordé les rapports parfois difficile entre les quatre chanteurs, « surtout pendant les dix premières années ». Les deux frères Bellec notamment avaient l’habitude de se battre comme des chiffonniers. N’empêche, une légende est née et elle n’est pas prête de s’éteindre tant que la nostalgie continuera de briller dans les yeux de ceux qui ont vécu cette époque formidable.
Voici son programme :

. Edouard Lalo : Symphonie Espagnole (de préférence interprétée par
Anne-Sophie Mutter) – 3e mvt
. Hoffnung
Frères Jacques : Les Tics, le Concert, les Fesses

Les 3 « madeleines » :

1. Boieldieu : Le Calife de Bagdad
2. Messager : Ballet d’Isoline « mazurka » ou « grande valse »
3. Suppé : Poète et paysan