Hijab : « Une assignation à résidence » estime Aurore Bergé

Aurore Bergé, députée des Yvelines et porte-parole de LREM, était l’invitée ce lundi 02 mars de Renaud Blanc, à 8h15

 

Hijab : une assignation à résidence de la femme ?

“ On a été élus sur la promesse d’émancipation et de la lutte contre l’assignation à résidence. Pour moi, le voile : c’est assigner à résidence un certain nombre de femmes” estime Aurore Bergé. La députée a par ailleurs rappelé que l’égalité femme-homme était “l’une des grandes causes du quinquennat”.

« Il faut que l’Etat soit fort. Et notamment dans un certain nombre de nos quartiers où nos compatriotes de confession ou de culture musulmanes sont enfermés alors qu’ils voudraient en sortir” affirme Aurore Bergé, en soulignant qu’il faut préserver le principe de laïcité “Il nous permet de vivre ensemble, et qui nous permet de croire ou de ne pas croire.”

Aurore Bergé a par ailleurs réagi aux propos d’Aurélien Taché, député LREM du Val d’Oise, qui a comparé la port du voile à celui d’un serre-tête. « Ces propos n’engagent que lui. Comment peut-on comparer ce qui est un signe religieux à ce qui n’est absolument pas un signe religieux ? ”

L’Algérie : la transparence sans l’ingérence

“Il ne m’appartient pas de juger le processus électoral d’un autre pays. Le seul sujet est de s’assurer qu’il se passe dans les meilleures conditions : des conditions de transparence, démocratiques” a expliqué Aurore Bergé. « Une espérance est en train de se lever avec des manifestations qui se déroulent dans le calme » a-t-elle observé. La porte-parole de La République en Marche estime cependant que ce n’est pas le rôle de la France de désigner le président algérien en pointant le risque d’ingérence. Elle a néanmoins affirmé la nécessité d’une mobilisation “pour nos concitoyens qui peuvent voter aux élections algériennes car ils ont la binationalité ou parce qu’ils sont algériens et qui vivent sur le sol français”.

 

Une Europe insuffisamment présente dans le débat public

« Les lacunes de l’Union européenne peuvent rejaillir sur la France et parfois les lacunes de notre pays sont imputées, bien souvent à tort, à l’UE. J’espère qu’on va pouvoir encore plus parler d’Europe dans le débat public et politique ». Interrogée sur la tête de liste, la députée a déclaré “ je comprends que beaucoup aient envie que ce soit elle (Agnès Buzyn) dont moi” Elle poursuit : Agnès Buzyn incarne à la fois la société civile mais qui sait quand il le faut être extrêmement combattante sur les valeurs, ce serait un excellent choix” conclu-t-elle.

Le grand débat : une parenthèse qui doit rester ouverte

“Je ne pense pas qu’il faille que ce soit une parenthèse ” estime Aurore Bergé. “Ce serait compliqué de dire aux Français : on vous a écouté pendant un mois et demi, et pendant le reste de notre mandat : on va arrêter”. La députée a remarqué que la plupart des Français à l’échelle locale souhaitent que “ ce principe de délibération se poursuive”. Elle a enfin évoqué les “traductions concrètes” sur le plan législatif “éventuellement référendaires” mais aussi sur “notre manière de vivre notre mandat parlementaire”.

 

Arthur Barbaresi