Grenelle des violences conjugales : « une affaire pour toute la société » pour Marlène Schiappa

Marlène Schiappa, Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, était l’invitée de Renaud Blanc ce mardi 29 octobre 2019, à 8h15. Elle a fait le point sur les mesures phares issues du Grenelle des violences conjugales, lancé le 3 septembre dernier.

 

Grenelle des violences conjugales : Les armes à feu sont le premier mode opératoire des féminicides »

 

Les propositions issues du Grenelle des violences conjugales, lancé le 3 septembre dernier, sont rendues publiques aujourd’hui. « C’est la première fois qu’un président de la République rend hommage aux femmes tuées par leur conjoint à l’Elysée, c’est la première fois que l’égalité femmes-hommes est la Grande Cause du quinquennat, c’est la première fois qu’un Premier ministre lance un grenelle des violences conjugales, et c’est la première fois qu’un Premier ministre en parle. » La secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes assure que les violences conjugales ne sont pas une « affaire privée » et que le sujet concerne « toute la société. » « Les armes à feu sont le premier mode opératoire des féminicides » alerte-t-elle. Elle préconise « une tolérance zéro. ». Selon elle, il faut « faire la même chose que l’on fait en matière de lutte contre le terrorisme dans les aéroports où on se dit qu’on s’attaque aux modes opératoires pour supprimer des risques. Je crois que quand une femme va déposer une plainte, le groupe qui travaille sur le sujet nous recommande d’aller faire une recherche et une réquisition des armes à feu de l’homme violent. Je crois que c’est une idée intéressante que nous allons expertiser. » 

 

Bayonne : une attaque ou un attentat ?

 

« Le terme d’attentat est différent de celui d’attaque. Il n’appartient pas aux politiques de se substituer à la justice pour qualifier des faits sur lesquels une enquête est ouverte »

 

Laïcité : Marlène Schiappa attend une « position politique claire » de LREM

« Le mouvement auquel j’appartiens doit pouvoir définir une position politique claire sur la laïcité » estime Marlène Schiappa. Elle déplore le fait que le concept de laïcité soit devenu « un mot valise » et une valeur insuffisamment défendue : « Je crois qu’il appartient à LREM de définir une doctrine, c’est la mission que nous a confié Stanislas Guérini au député Laurent Saint-Martin et à moi-même, et nous nous y employons depuis quelques semaine ». Elle ajoute : « Je crois qu’il incombe au gouvernement et à la majorité présidentielle de défendre plus fermement la laïcité. » 

 

 

Arthur Barbaresi 

 

 

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