Grand moment avec Charles Aznavour

Charles Aznavour était heureux d’être invité sur Radio Classique. Quelle belle preuve d’humilité chez ce géant de la chanson française ! Il ne paye pas de mots. C’est un homme modeste, qui dit les choses comme elles sont. La lucidité, il se l’applique d’abord à lui même : « Je ne suis un poète qu’accidentellement, dit-il, sur un vers ou deux ». Son succès repose sur ce mélange d’intégrité et d’amour du public. Sur son métier, il est net et sans bavures : plus de mélodies aujourd’hui, un goût trop prononcé du succès facile. Il a prouvé qu’on pouvait travailler dur tout en intéressant un large public. Qu’attendent les jeunes pour tenter de s’élever à son niveau.

Sur l’Arménie (je tenais absolument à aborder le sujet avec lui), il a été humain, généreux, ouvert. Il a tendu une main fraternelle aux Turcs. Puissent-ils oublier leurs divisions et leurs arrière-pensées politiques pour la saisir. Il n’a pas manqué d’humour en choisissant la « Marche turque » de Mozart. Un très grand monsieur.

Voici son programme :

Un morceau de musique classique qu’il aime par dessus tout

La Marche turque, Mozart (Sonate K 331) (Horowitz)

 Madeleines

Elle fréquentait la rue Pigalle, Édith Piaf

Je chante, Charles Trenet

Paysage, Reynaldo Hahn

Les prénoms effacés, Jean Tranchant

Classique

Concerto pour violoncelle n° 1 de Chostakovitch – 1er mvt par  ROSTROPOVITCH

      Tchaïkovski : Concerto pour violon – 1er mvt – Vengerov

 Rachmaninov : Concerto n° 2 – 3e mvt – Grimaud

 Aida : « Nume, custode e vindice » (Solti)

La Traviata : Parigi o cara (Acte III) (Kleiber)

Carmen de Bizet : « Tu ne m’aimes donc plus » (finale Acte III) (Alagna/Gheorghiu)

Aznavour : Emmenez-moi