« Le gouvernement va faire appel » Julien Denormandie

Ce matin à 8 h 15 sur Radio Classique

Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires

Invité de Guillaume Durand

Annulation de l’encadrement des loyers à Paris : « Le gouvernement va faire appel »

Extraits

A propos de l’annulation de l’encadrement des loyers par le tribunal administratif de Paris

« Le gouvernement va faire appel [de cette décision]. »
(…)
« L’encadrement des loyers est en place dans deux villes : Paris et Lille. On ne sait pas aujourd’hui si [c’est efficace ou pas]. Beaucoup de propriétaires ne le respectent pas. Les recours auprès du tribunal administratif sont [d’ailleurs] portés par des associations de propriétaires ou de promoteurs. »
(…)
« Depuis le début 2017, les loyers ont été contenus sur Paris. Mais ils ont continué à augmenter sur Lille. Il faut aller au bout de l’expérimentation. »

A propos de la fracture numérique et de la cohésion du territoire

« Il existe des fractures territoriales de plus en plus fortes. L’un des facteurs est [l’accès au] numérique. »
(…)
« En France, seul un Français sur deux a accès au haut débit. »
(…)
« [Voilà plus de quatre mois] que nous travaillons avec l’ensemble des opérateurs de téléphonie mobile et de déploiement du numérique [avec l’objectif, notamment, d’investir plus. »
(…)
« Le numérique est un facteur de mobilité, or pour trouver du travail, [on a] besoin de mobilité. Si on [ne l’apporte pas à tout le monde], des France à plusieurs vitesses vont se créer. »
(…)
« Notre engagement est ferme : du bon débit pour tous les Français en 2020 et du très haut débit pour tous (…) en 2022. »

A propos de l’interdiction du glyphosate

« Nous comprenons l’inquiétude des agriculteurs. Mais nous avons trois ans pour trouver des substituts au glyphosate. Nous serons intraitables sur ce délai. »

A propos du voyage d’Emmanuel Macron en Afrique

« Une page est tournée : la Françafrique est derrière nous. »
(…)
« Notre relation avec l’Afrique doit être tournée vers l’avenir. Il faut arrêter de regarder ce continent avec condescendance. »
(…)
« Les entreprises françaises doivent comprendre que lorsqu’elles vont sur le continent africain, elles sont en compétition avec d’autres entreprises. Cela veut dire qu’il faut être le plus performant possible, faire du développement local (…) [et mener] des projets de partenariat. »
(…)
« Nous avons des défis en commun avec le continent africain : le changement climatique, le défi démographique et le défi du développement économique. »
(…)
« L’Afrique est une formidable terre d’opportunités pour toute la France. C’est un continent qui, demain, comptera 700 millions [de francophones]. Cela signifie qu’on peut avoir des projets culturels très forts et des projets économiques importants. »

A propos des « jeunes loups » et du premier cercle macroniste de La République en marche

« Nous avons créé, avec le mouvement politique En Marche, quelque chose de nouveau. Nous sommes au pouvoir aujourd’hui, et on ne doit rien à personne, nous agissons sans aucune pression venant de quiconque. »
(…)
« En avril 2016, à la création d’En Marche, nous étions (…) moins de cinq. Quand je pilotais le mouvement, nous [sommes passés à] plus de cent salariés, plus de 500 correspondants partout sur le territoire, avec plus de 260 000 adhérents. On en est à plus de 400 000 aujourd’hui. Cette petite bande était peut-être là au début, mais elle s’est très largement élargie. »