Gisèle Casadesus, la vie est un miracle

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Ce qu’il y a d’extraordinaire avec Gisèle Casadesus, ce n’est pas qu’elle soit presque centenaire, car c’est une simple question de génétique et cela deviendra banal dans quelques années. Non, ce qui est merveilleux, c’est qu’elle soit restée aussi spontanée, rieuse, débordante de courage et de malice. Nulle trace d’aigreur, de nostalgie ronchonneuse – « ah, c’était le bon temps ! » – ou de dureté. En même temps, une formidable sincérité, lorsqu’elle parle de son fils par exemple, teintée d’une évidente bienveillance à l’égard de tout et de tous. L’âge avec son cortège de douleurs, de difficultés, de décalage est accepté comme une période de la vie qui a aussi ses charmes secrets et ses délices charmantes. Et qu’il est doux de l’entendre parler avec cette belle langue qui s’est raffermie au contact des poètes et des auteurs, et ce naturel. Un vrai moment de bonheur.
Voici son programme :

Classiques:
1. Mozart: Concerto pour piano n°21, 2ème mouvement « Andante »
2. Beethoven: Symphonie n°5, 2ème mouvement
3. Chopin: une valse (peut-être la 9ème)
4. Debussy: Arabesque n°1

Madeleines:
1. Ravel: Pavane pour une infante défunte
2. Henri Casadesus: Plaisirs Champêtres
3. Darius Milhaud: Le Bœuf sur le toit