Gilbert Bordes, lu et luthier

Gilbert Bordes a été instituteur, journaliste, avant de devenir écrivain. Depuis trente ans, il s’adonne aussi à la lutherie, d’abord en amateur, puis en professionnel. Aujourd’hui, à Etampes, il écrit le matin et fabrique des violons, des altos et des violoncelles l’après-midi. Son but : offrir à prix coûtant des instruments de belle qualité à des jeunes musiciens qui n’en auraient pas les moyens. Mieux : il cherche aussi à intégrer les élèves des écoles de musique de Brive et de Tulle (son pays natal) au processus de fabrication de l’instrument, pensant qu’ainsi ils le chériront davantage et seront moins enclins à le ranger dans une boîte à l’âge adulte.
Grâce à lui, et à une opération ambitieuse menée par le Conseil général de Corrèze, des jeunes découvrent la musique au travers du riche répertoire du quatuor à cordes et ont accès, de manière directe et charnelle, à un monde qu’ils imaginaient réservé à une élite ou dont ils ne soupçonnaient pas l’existence.
Dans son dernier roman, Le cri du goéland, il raconte aussi la rencontre d’un enfant difficile avec le violoncelle, rencontre qui bouleverse sa vie.
Voici son programme :

– Beethoven : concerto N°6 pour piano et orchestre (transcription du
concerto pour violon)
– Bach Adagio de la première sonate pour violoncelle seul, à l’alto par
Diederick Sluys
– Paganini Concerto n° 4 par Arthur Grumiaux
– Tartini : le trille du diable par David Oistrakh
– Malher : Symphonie N°7 1er mouvement.

Madeleines :
– Brel : le plat pays
– Beethoven sonate N°5, le Printemps, 1er mouvement par Renaud Capuçon
et Franck Braley
– Brahms : Danse hongroise n°1

La vie :
– Mozart : sonate pour deux pianos en Ré M, 1er mouvement par Martha
Argerich et Rabinovitch

La mort :
– Vieuxtemps caprice en Ut M Op 9 (posthume) pour alto solo

L’amour :
– Prokoviev concerto N°2 pour violon et orchestre par Isaac Stern, 2ème
mouvement.