Georges Prêtre en éternel jeune homme

A quatre-vingts ans bien sonnés, il est arrivé au studio frais comme un gardon. Son énergie, sa bonne humeur contagieuse et sa vivacité d’esprit semblent redevables à la potion du Docteur Miracle. A moins que l’amour de la musique suffise à lui maintenir une forme de jeune homme. On m’a raconté que lorsque Georges Prêtre a débarqué de sa bonne ville de Douai pour étudier la trompette au Conservatoire de Paris, il parlait à peine français et ne s’exprimait qu’en chti. A force de courage et de volonté, il s’est propulsé au sommet. Francis Poulenc l’a adopté, puis Maria Callas l’a choisi comme son chef attitré. Pourtant, c’est à l’extérieur de notre pays que Georges Prêtre va réaliser la plus grande partie de sa carrière. A Vienne, il est comme chez lui. N’oublions pas qu’il est l’un des rares à avoir été élu pour diriger le fameux Concert du Nouvel An.

Voici son programme :

Concert du Nouvel An, valse de Strauss dirigée par Georges Prêtre

Madeleines

Le roi d’Ys de Lalo

Clair de Lune de Debussy

Chanson d’anniversaire (il l’amène)

Programme

Francis Poulenc : Double Concerto avec Jacques Février (2e mvt)

Maria Callas : Giani Schichi de Puccini

Mahler : Symphonie n° 5 – Scherzo – Vienne

Tito Gobbi : Tosca (Acte II / Prêtre)

Elisabeth Schwarzkopf : Dove Sono (Noces de Figaro de Mozart)

Django Reinhardt : Nuages