George Floyd : Christophe Castaner a-t-il envisagé de mettre un genou à terre ?

Imaginez le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, dans la cour du ministère de l’Intérieur, un genou à terre, entouré de policiers volontaires imitant leur patron, un genou à terre donc, pour rendre hommage à ces noirs tués par des policiers blancs, en France et dans le monde. Eh bien selon Valeurs Actuelles cette cérémonie a réellement été envisagée par le Ministre de l’Intérieur.

 

Selon Valeurs Actuelles, Christophe Castaner a envisagé un hommage à George Floyd

Christophe Castaner est sous le feu des critiques depuis plusieurs jours, à la fois pour avoir assumé une présomption de racisme dans la police et plus récemment avec les expéditions punitives des Tchétchènes dans la cité des Grésilles à Dijon. Et Valeurs Actuelles qui fait sa Une sur les racialistes qui veulent mettre la France à genou écrit ceci : le premier flic de France a évoqué ouvertement son souhait d’organiser une mise en scène dans la cour de l’hôtel de Beauvau, au cours de laquelle des policiers et des gendarmes viendraient s’agenouiller avec lui, en immortalisant l’événement sur les réseaux sociaux ?

 

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Abasourdis, poursuit l’hebdomadaire, plusieurs hauts fonctionnaires n’ont su que répondre face à une mise en scène « grotesque et humiliante » selon une source du magazine. Et le même Christophe Castaner aurait évoqué son projet à l’Elysée provoquant le même malaise : « comment Casta a-t-il pu imaginer s’agenouiller devant le ministère de l’Intérieur avec des policiers et des gendarmes, c’est de la folie » peste un proche de l’Elysée.

 

Violences dans le quartier des Grésilles : « Dijon Disjoncte » selon Libération

Et vu l’actualité l’avoir seulement envisagé ressemble à une faute politique.Un genou à terre quand le Figaro titre « L’autorité de l’Etat défiée par la violence des bandes », quand la France découvre éberluée qu’à Troyes, Nice et Dijon l’autorité de la République et de sa police est remise en cause, que Libération titre « Dijon Disjoncte » et que le Midi-Libre se demande si nos quartiers sont devenus des poudrières effectivement, l’idée d’un genou à terre même contre le racisme, même pour le symbole, ça ne passe pas.

 

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Et ça ne peut qu’accentuer l’idée de ce que Vincent Trémolet de Villers appelle dans son édito du Figaro « une faiblesse d’Etat dont l’autorité s’arrête depuis plusieurs années à l’entrée des territoires perdus de la République ». La violence enflamme régulièrement les centre-villes, zadistes, antifas, islamistes, racailles, blacks blocs veulent déboulonner ce qu’il reste d’autorité et M. Castaner leur répond par des tweets. Et dans son édito du Parisien Frédéric Vézard parle de déni de réalité, et évoque la police qui sait très bien que certaines cités sont régies par un accord tacite entre les délinquants locaux et des forces de l’ordre qui s’en accommodent au nom de la paix sociale. Tout cela, conclut-il, donne des munitions à Marine Le Pen.

 

David Abiker

 

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