Gendarmes tués par un forcené : « La justice doit être impitoyable » selon Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l’Essonne était l’invité de Bernard Poirette ce mercredi 23 décembre. Il a dénoncé « des décisions judiciaires d’une faiblesse incroyable » en France face aux agressions de policiers, alors que selon lui « elles devraient être un point de non-retour absolu ». Hier soir 3 gendarmes ont été abattus et un 4ème blessé par un forcené dans le Puy-de-Dôme. L’auteur des coups de feu a depuis été retrouvé mort dans son véhicule.

Nicolas Dupont-Aignan parle d’une violence « banalisée » à l’encontre des gendarmes et des policiers

« On se demande dans quel niveau de violence on vit ! » s’est indigné Nicolas Dupont-Aignan, réagissant à l’information de la nuit, la mort de 3 gendarmes, abattus par un forcené dans le Puy-de-Dôme. Un quatrième a été blessé. Adressant une pensée aux familles des victimes, le président de Debout la France a dressé un constat sévère de la situation : « Des forcenés, il y en a eu, mais désormais ils tuent tout de suite ». Cela soulève selon lui le problème de l’accès aux armes et du respect de l’autorité.

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Soulignant qu’il y a chaque jour une vingtaine de blessés très graves dans la police, Nicolas Dupont-Aignan dénonce un « problème national », celui d’une violence à l’encontre des policiers qui a été « banalisée ». « La France est un des rares pays où un policier ou un gendarme ne peut pas être seul dans une voiture », a-t-il résumé, pointant « des décisions judiciaires d’une faiblesse incroyable face à des agressions de policiers qui devraient être un point de non-retour absolu, quelque chose ne tourne plus rond dans le pays ».

 

Loi Sécurité : l’article 24 était « mal rédigé » selon Nicolas Dupont-Aignan

S’agissant de la future loi Sécurité et de l’article 24, en cours de réécriture, Nicolas Dupont-Aignan a rappelé qu’il était favorable au projet de loi, sauf à cet article polémique, qui prévoyait au départ l’interdiction de filmer les policiers. Le député de l’Essonne s’était abstenu, estimant que l’article était « mal rédigé ». Il estime qu’il faut « flouter les visages des policiers et gendarmes car leurs famille sont menacées », mais ajoute que ceux-ci ne sont pas au-dessus des lois, et que la presse « élément essentiel de la démocratie », doit pouvoir témoigner en cas de bavure. Nicolas Dupont Aignan appelle de ses vœux « des règles de droits simples et claires ».

 

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L’interview s’est ensuite portée sur le projet du gouvernement d’exiger la vaccination pour l’accès à certains transports, lieux ou activités. Une disposition qualifiée « d’indigne » par le député de l’Essonne, qui rappelle avoir lancé une pétition contre la mesure, ajoutant « je me réjouis que le gouvernement ait reculé, mais il ne renonce pas ». Nicolas Dupont-Aignan a tenu à préciser sa position concernant les vaccins contre le coronavirus : « Je me réjouirais qu’un vaccin fonctionne, j’en rêve, mais en tant que responsable politique, je souhaite que les procédures habituelles soient respectées ». Il plaide pour des tests supplémentaires avant « d’imposer » un vaccin ARN, qui selon lui « divise les scientifiques ». Il s’appuie sur les déclarations du professeur Fischer, « Monsieur vaccin du gouvernement » : « il dit ne pas savoir si ce vaccin empêche d’être porteur, empêche de transmettre, et ne connaît pas les effets secondaires ». « Et on nous traite de complotistes si on écoute le professeur Fischer ! » ironise Nicolas Dupont-Aignan. Il suggère une première phase de vaccination, et une étude précise au bout de « 50 000, 100 000 » patients vaccinés.

Béatrice Mouedine

 

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