Frédérique Hébrard à chat perché

 Olivier Bellamy et Frédérique Hébrard sur Radio Classique

Ce fut une émission amusante. Non ?

Si « chacun cherche son chat », on ne le trouve pas de la même manière. J’avoue que la façon quelque peu anthropomorphique à mon goût avec laquelle Frédérique Hébrard parle de ses matous m’est un peu étrangère. J’aime la beauté et le mystère des chats et je trouve que l’on affaiblit leur mythologie en apportant des témoignages sur leur prétendue proximité avec les pauvres humains que nous sommes. Il me plaît de garder une certaine distance avec eux, pas de leur parler comme à des enfants ou de les traiter comme des chien-chiens à sa mémère. D’ailleurs, je raffole de cette citation de Dereke Bruce : « Pour garder une bonne perspective de sa propre importance, chaque personne devrait avoir un chien qui l’adore et un chat qui l’ignore« . Pas mal, non ? Un chat qui vous suit partout et qui se montre dépendant, quelle déception !

Mais si Frédérique Hébrard est gaga de ses chats, comme un couple qui fait des gouzi gouzi au-dessus du berceau de son premier bébé, elle est aussi très cultivée et nous a apporté des informations passionnantes sur l’absence, par exemple, des chats dans la Bible. Comme l’animal était déifié par les Egyptiens, les Hébreux ont fait un blocage bien compréhensible après avoir passé la Mer Rouge.

Voici son programme :

— le morceau de musique classique que j’aime par-dessus tout :

Le Concerto n° 27 en si bémol majeur K595 de Mozart

— les « madeleines » musicales :

·      Le générique de « La Demoiselle d’Avignon »

·     ·      Le Chant des Partisans (voix d’homme) de Kessel-Druon

·      « Au revoir ! » (dans les adieux de Maurice Chevalier)

— les morceaux de musique classique :

·      Chopin : Premier Nocturne, par Samson François

·      Mendelssohn : Symphonie Réformation (3e mvt)

·      Tchaïkovski : « La Dame de Pique », le passage « Il m’a dit je vous aime… »

·      Rossini : Le duo des chats (Duetto buffo di due gatti)

·      Jean Ferrat : « Mon Dieu que la montagne est belle… »

·      J.S. Bach : Que ma joie demeure (Lipatti)