François-Xavier Ledoux, frère musicien

De Guillaume de Machaut (et même avant !) à Olivier Messiaen, l’histoire de la musique occidentale se confond avec la foi chrétienne. Il n’est pas superflu de le rappeler, sans prosélytisme ni bigoterie, à l’occasion du Vendredi saint.
Oublier les racines chrétiennes de l’Europe (comme un récent calendrier publié à grands frais par la communauté européenne qui omettait les fêtes s’y rapportant) ou les mêler imprudemment à la vie politique et constitutionnelle (comme vient de le faire la Hongrie) sont deux écueils pareillement condamnables quoique opposés.
Responsable de la musique liturgique du monde épiscopal, organiste et chef de choeur, le frère dominicain François-Xavier Ledoux a su parler en termes simples et vrais d’un compagnonnage séculaire.
Voici son programme :

Les 3 « madeleines » musicales :

– J.-S. Bach, « Jésus, que ma joie demeure » par Dinu Lupatti au piano.
– Pierre Cochereau, « Te Deum », extrait des « Grandes Heures liturgiques à
N.-D. de Paris ».
– C. Debussy, « Dieu qu’il l’a fait bon regarder », extrait des « Trois
Chansons de Charles d’Orléans ».

Programme
– Jehan Alain, « Litanies » pour orgue.
– Olivier Messiaen, « Louange à l’Éternité de Jésus », dans le « Quatuor pour
la fin du temps ».
– un extrait de « Chant » pour choeur de femmes et percussion, par le
Choeur de Notre-Dame de Paris, Percussion : Alain Huteau, Direction : Nicole
Corti (Ed. SGPS/3D Classics CD 3D 8029 Dist : D O M (2001)
– Fauré, « Cantique de Jean Racine », interprété par la Maîtrise de la
cathédrale de Dijon, in CD « César Franck, Psaume 150 » chez Bayard Musique.
– J.-S. Bach, Passion selon saint Jean, choral final, si possible dans
l’adaptation française d’André Gouzes, « Dans la douceur de son amour » in CD
« Dans la paix… » (édition de Sylvanès). J’aimerais bien qu’on puisse, si
c’est possible, terminer l’émission qui sera retransmise le jour du
Vendredi
saint, sur ce dernier extrait.

Les 3 morceaux de musique qui représentent :

– la vie : Barbara, « Le jour se lève encore »
– l’amour : Rachmaninov, Concerto n° 2 pour piano, 3ème mouvement Allegro
Scherzando
– la mort : « La Mamma morta », extrait d' »André Chénier » d’Umberto Giordano,
chanté par Maria Callas.