Du Terrible Attila à la frêle Eugénie, voici la semaine vue par Franck Ferrand !

De l’interminable exil de l’impératrice Eugénie aux turpitudes de la couronne britannique, Franck Ferrand est revenu toute la semaine sur des événements marquants de l’Histoire de France et du monde.

 

L’impératrice Eugénie, témoin d’une époque

Elle a passé plus de la moitié de sa vie réfugiée loin du pays qui l’aura fait impératrice des Français en 1853. Eugénie de Montijo, épouse de l’Empereur Napoléon III, a vécu 50 années en exil après la chute de l’Empire et l’avènement de la République. Elle meurt à l’âge avancé de 94 ans en 1920; faisant d’elle un témoin privilégié des 19e et 20e siècles. Après avoir fui la France en traversant la Manche sur un voilier battu par les flots, elle trouve refuge en terres britanniques, chez son amie la Reine Victoria. Rapidement en deuil de son mari, décédé en 1873, elle fait tout pour préserver celui qui habite toutes ses pensées d’alors, son fils et prince héritier théorique de l’Empire. Tachant de se forger un destin, le fougueux prince décide de partir en campagne militaire défendre les intérêts de son hôte face aux velléités des Zoulous sud-africains contre la couronne britannique. Une guerre périlleuse, de laquelle il ne réchappera pas. L’impératrice Eugénie n’aura alors plus qu’une obsession: se battre pour restaurer la mémoire de l’Empire.

 

 

L’Histoire selon Sacha Guitry

Place Vendôme, à Paris. Le jeune Sacha Guitry, fils du célèbre Lucien du même nom, voit passer dans l’appartement de son paternel les personnalités les plus en vogue de ce début du XXe siècle : Tristan Bernard, Georges Feydeau, Alphonse Allais, Edmond Rostand, Georges Clemenceau… Sa fascination pour son père égale celle qu’il a pour les grands de son monde. Déterminé à devenir comédien de théâtre, il comprend très vite l’intérêt de l’art cinématographique et profite de ses relations pour documenter à coup de kilomètres de pellicules argentiques le travail d’artistes tels que Sarah Bernhardt ou encore Claude Monet. Après l’écriture de célèbres pièces, il accuse le coup à la Libération et subit les conséquences de suspicions. On l’accuse en effet d’avoir collaboré avec l’occupant. Mais il compte bien profiter du sauvetage du château de Versailles, grand chantier des années 1950, pour signer définitivement son retour. Un retour parmi les porteurs d’Histoire contesté, car s’arrogeant quelques libertés avec la vérité historique ; libertés que Sacha Guitry savait merveilleusement justifier.

 

La guerre des Malouines, la bataille inattendue

Mercredi 31 mars 1982, le Premier ministre britannique Margaret Thatcher reçoit une information capitale : la junte militaire argentine au pouvoir prépare une offensive imminente sur les Iles malouines qui bordent ses frontières sud. Un territoire qui appartient de longue date au Royaume-Uni, après être passé entre les mains des Français et des Espagnols. Pris de court, la Dame de fer va multiplier les discours à la Chambre des communes et préparer la contre-offensive. Objectif : regagner ces îlots perdus à 12.000 kilomètres des côtes anglaises car tombés dans le giron des Argentins après une invasion éclair. De rudes batailles sont provoquées, des navires coulés… La victoire se fait attendre du côté anglais. Impopulaire, essuyant une grave crise sociale, Margaret Thatcher va tout de même réussir à gagner la partie et à en faire un satisfecit personnel, utile à sa réélection. Mais elle gardera une haine tenace à l’égard de ceux qui ne l’auront pas clairement soutenue durant ce funeste épisode.

 

Franck Ferrand raconte la fin du terrible Attila

Peu d’hommes auront été sujets de plus de légendes et de récits aussi épiques qu’effrayants qu’Attila. Le chef des Huns, peuple d’Asie Centrale, à la réputation de guerrier féroce et cruel, terrasse ses adversaires où qu’il aille. Au printemps 1451, il décide de mener sa puissante armée vers la future Orléans, en territoires de Gaule annexés par le chancelant Empire romain d’Occident. Si bien des chefs de tribus gauloises préfèrent négocier avec Attila, un homme monte au créneau pour le stopper. L’évêque Saint Aignan parvient à gagner le soutien militaire du puissant chef romain Aetius et de ses alliés, qui acceptent d’envoyer des renforts pour s’opposer aux combattants d’Attila. Ils arriveront trop tard. La ville de l’homme de foi tombe et subit les pillages des Huns. Mais Attila prend peur lorsqu’il voit finalement se succéder les rangées de soldats rassemblés par Aetius aux portes de la cité. Sa fuite engage une course-poursuite qui donnera lieu à la célèbre bataille des champs Catalauniques. Une défaite pour l’invisible, qui va cependant avoir la possibilité de se venger quelques temps plus tard. A moins qu’il trouve un terrain d’entendre avec son ancienne connaissance Aetius

 

George IV et Caroline de Brunswick : scènes de ménage entre têtes couronnées

La monarchie britannique est toujours parvenue à captiver au-delà de ses frontières. Sans doute pour les soubresauts de son histoire, dont ses membres tempétueux se rendent parfois responsables. Capricieuse, bavarde… La Reine Caroline avait tout pour ravir les caricaturistes des gazettes londoniennes de la fin du 18e siècle. Catholique, cousine du prince de Galles, elle épouse ce futur roi d’Angleterre en 1795 à 26 ans ; un âge où les princesses allemandes de son rang ont déjà bague au doigt depuis longtemps. Protestant, porté sur la bouteille, séducteur, le futur George IV se résout à se marier avec la princesse en l’échange de l’effacement du partie de ses nombreuses dettes. Aucun mariage d’amour n’est envisageable. Les deux êtres se méprisent ardemment. La seule chose positive qui naîtra de leur union est une petite princesse, qui mourra en couche deux décennies plus tard. La reine Caroline, qui verra même son titre royal remis en cause, fuira le Royaume-Uni. Mais elle fera son retour quelques années plus tard, pour une ultime et tonitruante querelle, par huissiers interposés, entre elle et l’homme qu’elle se sera employée toute sa vie à détester.

 

Nicolas Gomont

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