« Il faut rompre le trilogue entre Mélenchon, Le Pen et Macron qui conduit la France à l’impasse » Eric Woerth

Ce matin à 8 h 15 sur Radio Classique

Eric Woerth, député Les Républicains, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale

Invité de Guillaume Durand

« Il faut rompre le trilogue entre Mélenchon, Le Pen et Macron qui conduit la France à l’impasse »

Extraits

A propos du débat entre les candidats à la présidence des Républicains

« [Wauquiez] a raison [de refuser]. Moi, je suis parfaitement opposé au débat. »
(…)
« La droite ne [doit] pas, encore une fois créer une séquence où elle met en valeur [tout ce qui la divise]. »
(…)
« Ce débat n’a pas lieu d’être, il doit [se tenir] devant les militants, [ce sont eux qui] votent. »
(…)
« Je ne vois pas en quoi ce serait « old school » de refuser ce débat. Ce n’est pas « old school » que le président de la République nomme le président de La République En Marche ? Ce n’est pas « old school » que M. Castaner, [en conséquence], reste ministre ? »

A propos de Laurent Wauquiez et d’un rapprochement avec le Front National

« [Il] prête assez vite le flanc à la caricature, parce qu’il [tient] des propos directs, assez peu diplomatiques. »
(…)
« Nous sommes opposés au FN depuis toujours, il existe des cloisons étanches entre eux et nous. »
(…)
« Laurent Wauquiez doit pouvoir devenir un président fédérateur des Républicains. »
(…)
« Si Wauquiez réussit, la droite retrouvera des espaces d’opposition et sera (…) crédible pour être une alternative : il faut rompre le trilogue entre M. Mélenchon, Mme Le Pen et M. Macron, qui conduit la France à l’impasse. »
(…)
« [Si on enlève ces extrêmes], il restera […] M. Macron avec En Marche, les Républicains et, peut-être, les socialistes s’ils renaissent. »

A propos de la politique de la Ville et des mesures que Macron annoncera à Tourcoing

« Le président [de la République] sort des vieilles recettes, comme il l’a déjà fait à plusieurs reprises : (…) les emplois francs, ça existait déjà. »
(…)
« On ne peut pas dire à la fois « il faut des contrats francs » – [donc] des contrats aidés dans les entreprises – et, dans le même temps, supprimer des dizaines de milliers de contrats aidés. »
(…)
« [Cette] communication est la marque de fabrique du président de la République : il y a eu une séquence pour les « riches, il y a [maintenant] une séquence pour les « pauvres », et demain il y aura une séquence pour les catégories moyennes. »

A propos de la taxe sur les dividendes

« Quand on augmente (…) l’impôt sur les sociétés, on crée un message d’incertitude qui limite l’attractivité. »
(…)
« [Cette affaire], c’est une erreur fondamentale de l’administration et des politiques de l’époque. »
(…)
« L’inspection des Finances déterminera qui a commis une faute. »
(…)
« L’Etat peut, grosso modo, faire n’importe quoi et il ne se passe rien ; un particulier, un ménage ou une entreprise devant l’administration fiscale s’en prend plein pot. [Cette] rupture d’égalité est terrible. »
(…)
« Il y a des entreprises qui vont payer plus d’impôts sur les sociétés qu’elles ne seront remboursées de taxes sur les dividendes comme le souhaitait le Conseil Constitutionnel. [C’est absurde] mais les entreprises ne disent rien. »

A propos de la politique menée par la majorité

« Il n’y a pas de rupture. Ce temps de croissance extraordinaire donne une grande liberté au gouvernement. Macron hérite d’une croissance, il a beaucoup de chance. La France a de la chance, on commence à rattraper les autres pays européens. (…) Et cette marge de manœuvre (…) n’est pas utilisée à plein comme elle devrait l’être. »
(…)
« Je ne sais pas si [la politique menée] est libérale ou pas, mais il fallait faire [ce qui est entrepris]. »
(…)
« Il faut [conduire] une politique qui réanime la croissance française. (…) La suppression de l’ISF rendra la France plus attractive. »