Fabrice Luchini : Baudelaire en vrille

Dès que Fabrice Luchini ouvre la bouche, on sait qu’on ne va pas s’ennuyer. Son ton déclamatoire et sifflant peut en agacer certains, mais mettre autant de passion pour réciter (par coeur) à la radio des vers de Baudelaire et convoquer tout à la fois Céline, Muray, Chrétien de Troyes ou Flaubert est plutôt un signe de bonne santé médiatique.

Bien sûr, lorsqu’il estime que Léo Ferré « fait du Ferré » en mettant Baudelaire en musique, on sourit en pensant qu’il pourrait tout aussi bien s’appliquer ce reproche à lui-même, mais faire le plein dans des théâtres en lisant des grands textes et mettre sa popularité au service des poètes ou des penseurs mérite les plus vifs éloges.

En musique, Fabrice Luchini est plus discret. Il avoue ses limites. On ne saurait lui en vouloir puisqu’il parle avec intelligence et feu de ce qu’il aime. Voici son programme :

Chopin : Barcarolle (Nelson Freire)

– – madeleines: Killy watch Johnny Hallyday

            Mathilde est revenue Jacques Brel

            Mozart concerto n° 21,mvt 2

– autres morceaux: Mozart Zaïde Sandrine Piau ou grand air de Pamina

                  Mozart requiem Karl Böhm « Lacrymosa »

Wagner : Tannhauser « O du mein Holder » (Fischer-Dieskau)

                  Carmen Callas

                  Duparc invitation au voyage Gérard Sousay

Claude Debussy : Harmonies du soir (mélodie)

                  L’Albatros (Baudelaire-Léo Ferré) par Léo Ferré