Fabio Biondi, allegro spirituoso e lamento doloroso

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Comme l’a dit l’écrivain Yann Moix, dans Passion Classique : « Les non-spécialistes comme moi s’assoupissaient en écoutant Vivaldi avant que Fabio Biondi n’apparaisse. A la fin du concert, il est en nage et son stradivarius est en miettes ». Certains reprochent au violoniste sicilien de jouer de manière trop expressionniste, au détriment de la justesse et d’un son policé. Autant reprocher au soleil d’être trop brûlant dans le sud de l’Italie !
Fabio Biondi a rendu hommage à ses maîtres et aux esprits libres qui l’ont devancé : Harnoncourt, Malgoire, Gardiner… « Sans eux, nous n’en serions pas là », a-t-il reconnu.
Intelligent et sensible, le chef fondateur de l’ensemble Europa Galante est aussi un homme profond, non dénué d’une certaine nostalgie.
Il est toujours passionnant, mais l’émission prend véritablement son envol dans la deuxième partie. Une phrase inoubliable : « La musique nous aide à entrer en communication avec nos amis et parents disparus. »
Voici son programme :

Madeleines
1) Palestrina Misa papae marcelli (le début ) ,
2) Aznavour(hier encore);
Beatles (let it be)
Programmes
3) Bach : Matthaus passion (Harnancourt)
4) Haendel Rinaldo (Malgoire)
Vivaldi Il Cimento (Harnancourt)
Rameau Boreades (Gardiner)
Mozart Idomeneo (Harnoncourt)
Mélodies d’amour
3) Haendel « Cara sposa » da Rinaldo
Tori Amos (under the pink)