Eliette Abécassis est contre, tout contre

1. N’étant pas juif, j’ignorais tout du « guet », ce droit médiéval du mari à accorder (ou pas !) le divorce religieux avec son ex-épouse, après un divorce civil. Si la femme tombe amoureuse d’un autre homme alors que son ex-mari ne lui a pas accordé le guet, elle devient une « agouna », femme déchue, répudiée, exclue de la communauté et les enfants à venir des « mamzers », autrement dit des bâtards. Là où les choses se compliquent en France, c’est qu’en vertu de la séparation de l’église et de l’Etat, les tribunaux civils hésitent à se prononcer sur une affaire religieuse alors qu’en Israël (où le civil et le religieux sont liés) il est facile pour un rabbin de condamner un mari qui refuserait le guet à son ex-femme pour lui nuire ou pour lui extorquer de l’argent.
J’avoue que ce problème m’a passionné.
Tout comme m’a passionné le film iranien Une Séparation d’Asghar Farhadi (un chef-d’oeuvre) où l’on découvre des personnages chargés d’humanité et qui nous semblent très proches même si leurs lois et leurs coutumes sont différentes des nôtres. Des nôtres actuellement, car nos grand-mères et nos arrière-grand-mères sont peut-être plus familières de ce genre d’histoires que celles qui fleurissent actuellement sur nos écrans modernes.
Il ne s’agit pas de juger, de condamner ou de comparer, il s’agit simplement de comprendre et d’entrer dans une logique.
2. Je suis très sensible aux marques de sympathie, voire de chagrin, de certains blogueurs suite au raccourcissement de Passion Classique, mais je rappelle à certains que ce blog ne saurait être un cahier de doléances sur la politique de Radio Classique. J’ajoute que ce blog est un lieu de partage et non pas un tribunal des anonymes. Il est là pour que chacun apporte une précision, une information, une émotion. Mais, franchement, déclarer qu’on n’a pas aimé un invité sans se donner la peine d’être pertinent n’intéresse personne. Quant à « Marie de Montpellier » qui nous signale ce que doit être Passion Classique, c’est se comporter comme les soeurs de Napoléon qui exigent sans avoir aucune légitimité. Est-ce Marie de Montpellier qui a créé Passion Classique ? Est-elle notre employeur ? L’accès à Radio Classique lui coûte-t-il de l’argent ? Notre fonctionnement dépend-il de ses impôts ? Si Marie de Montpellier trouve qu’une émission est trop bavarde, rien ne l’empêche de tourner le bouton et d’écouter des disques. Je ne demande rien qu’un minimum de respect et d’éducation, non pour moi, mais pour toute l’équipe qui prépare l’émission. Tout, je dis bien tout, peut se dire avec courtoisie et bienveillance.

Voici le programme d’Eliette Abécassis :

ß Variations énigmatiques, « Nimrod » Elgar
ß Requiem de Mozart – « Lacrymosa »
ß Nocturne en si bémol mineur Op 9 numéro 1 de Chopin
ß Seville, Suite Espagnole d’Albeniz

Trois « madeleines » musicales

ß « Una Noche Mas » de Yasmin Levy (album Mano Suave)
ß « Deux fois oui » de Debout sur le zinc
ß « Avinu Malkenou » de Barbra Streisand